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Yoann Huget (ailier): « Franchir un palier » !

Yoann Huget (ailier): « Franchir un palier » !

Publié le 09/03/2011

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Yoann Huget, bien installé à l'aile du XV de France.

- Revenons sur votre exploit de ce week-end… Une interception, une folle chevauchée de 80 mètres… que ressent-on à ce moment-là ?


Sur l'essai, il n'y a pas de sentiments particuliers. C'est rare de jouer dans ces conditions là. C'était une grande fête dans laquelle il fallait à tout prix briller. Il y a pas mal de gens qui s'investissent pour nous offrir ce genre d'évènements, donc la victoire face à Toulouse était primordiale. On était plus motivé pour réaliser ce projet.






- On a le sentiment qu'il y a deux phases dans votre course : la première quand vous partez et regardez si la défense revient. Et puis le moment où plus personne ne peut vous rattraper et que vous levez le bras…


J'ai de la chance car Yannick (NDLR : Jauzion) ne me voit pas. Soit les Toulousains marquaient, soit c'était nous. Après une grosse première mi-temps, riche de combat, on souffrait un peu. J'ai donc tenté le coup et c'est passé pour moi. Je crois qu'il n'y a pas de moment précis, c'est juste qu'après 70 mètres de course je commençais à fatiguer ! (Rires). J'étais content d'arriver dans l'en-but !






- Lorsque vous marquez, vous célèbrez le maillot à la manière d'un footballeur. C'est un geste fort. Il y a-t-il une explication précise à cela ?

Non c'était plus un geste de remerciement. Tout ce qui m'arrive aujourd'hui, je le dois à Bayonne. Après ma période agenaise, le club m'a immédiatement offert sa confiance et c'était très important. Ils m'ont aidé à grandir dans mon jeu. Ce qui était très important pour moi, et pour continuer à progresser. C'était un petit geste pour remercier les Bayonnais, les supporters et les gens qui nous soutiennent.






- Derrière ce geste, y avait-il le besoin de revendiquer les couleurs de Bayonne face à votre club formateur, Toulouse ?


Non, absolument pas ! Je n'ai aucune amertume envers Toulouse. C'était une étape de ma vie. Les moments vécus avec le club toulousain ont été très importants, et je reste toujours reconnaissant de ce qu'ils m'ont appris. Toulouse pour moi, c'est un peu comme des parents qui apprendraient à un enfant à marcher, à avancer, à se construire !






- Dans la même veine, on vous a vu afficher un grand sourire à votre retour à Bayonne. Aviez-vous besoin de ce break après une première partie de VI Nations intense ?


(Rires). Il faut dire qu'avec le Tournoi des VI Nations, on est très exposé médiatiquement, on est un sujet plus important que lorsque on est en club. Donc, rentrer à la maison, retrouver l'entrainement et les copains avec qui on est au quotidien j'étais content même si l'ambiance actuelle n'est pas des plus sereines.






- Vous avez retrouvé votre efficacité en championnat, cela vous a-t-il donné des idées avant les deux dernières rencontres avec les Bleus ?


Je pense être le même joueur en équipe de France qu'en club. En revanche, la façon de jouer diffère beaucoup. En équipe de France, le jeu est plus fermé, la défense plus hermétique, et j'ai moins d'espaces pour m'exprimer. Je n'ai pas perdu confiance en moi et mon but reste le même : briller avec le XV de France. Je ne suis pas loin, il me manque un petit déclic pour franchir ce palier.






- Ce week-end c'est l'Italie, comment avez-vous vécu cette entame de Tournoi ?


On était bien partis. On avait à cœur de redorer le blason après la défaite contre l'Australie, en novembre dernier. Il est vrai qu'avec la défaite en Angleterre c'est devenu un peu compliqué.






- Malgré celle-ci, la victoire est encore possible, à condition de réussir une belle fin de parcours. Comment vous y préparez-vous ?


Ma préparation est la même qu'avant chaque match. J'ai des objectifs précis et je me concentre dessus pour être le plus efficace possible. Mais on reste confiant. Malgré la défaite en Angleterre, l'équipe a senti qu'elle montait en puissance. On évolue. Les choses se mettent en place. C'est encourageant pour la suite.






- Que vous inspire cette équipe d'Italie, qu'il faudra battre avant de penser aux Gallois ?


L'équipe italienne est très accrocheuse, tout comme l'équipe galloise. Les Italiens sont solides. Leurs deux défaites face à l'Irlande (13-11) et le Pays de Galles (24-16), sur leur pelouse, se sont jouées à de petits détails. Il faudra donc être vigilant et faire une bonne entame de match.






- Sur quoi pensez-vous-tu que la rencontre va se jouer face à une équipe très accrocheuse à Rome ?


Les points clés de la rencontre seront l'engagement et le combat. C'est toujours ça qui prédomine quand tu joues, notamment à l'extérieur.






- Très franchement, pensez-vous que la France peut gagner le Tournoi ?


Bien sûr ! Sinon on ne serait pas des compétiteurs ! On va tout faire pour gagner ces deux derniers matchs et finir en beauté, en espérant un faux pas de l'Angleterre en terre irlandaise (NDLR : le 19 mars prochain). Ou ce week-end…





Yoann
HUGET

Né le : 02-06-1987

Nat. : France

3/4 aile

Taille : 190 cm

Poids : 93 kg

Club : Toulouse / au 19-05-2015:

MatchsTitulairePointsPoste
12112511
Détails des matchs joués
TOP 1412Essais5
Titulaire11Trans.0
Remplacant1Pénalités0
Entrée en jeu1 / 1Drops0
Poste le + joué11Carton J0
2ème poste14Carton R0
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