Publié le 16/03/2011



Samedi 19 mars, à 14h30
Alors que cette rencontre semblait, semaine après semaine, être incontournable dans l'attribution de la cuillère de bois entre les deux protagonistes, ce n'est plus le cas. En effet, et une semaine après leur exploit de Rome face à la France, l'Italie peut mettre cette inquiétude de côté et se déplacer à Edimbourg sereinement. En ligne de mire un deuxième succès dans ce Tournoi, ce qui ne lui est arrivé qu'une seule fois depuis son entrée dans le Tournoi en 2000, lors de l'édition 2007.
Un objectif réalisable au regard des performances de transalpins qui, mise à part la déroute en Angleterre (59-13), avaient également failli faire chuter l'Irlande (11-13) et inquiété les Gallois (16-24). Cela est d'autant plus vrai que l'Ecosse, même si elle jouera dans l'antre de Murrayfield, reste engluée à la dernière place du classement et n'a toujours pas gagné le moindre match. Bons face à la France et énormes contre l'Angleterre, ils ont toutefois raté leurs rendez-vous face au XV du trèfle et du Poireau, et n'ont pas été capables, à l'inverse de leurs futures adversaires, de se sublimer pour l'emporter.
Mais la dernière sortie à Twickenham, malgré la défaite (22-16), apporte des garanties. Héroïques en défense, réalistes au pied, pouvant compter sur des joueurs de talents et en forme (Gray, Jackson, Evans, Ansbro, Paterson), les hommes d'Andy Robinson ont des arguments solides. Mais voilà, il planera sur leur tête la menace de la cuillère de bois, ce qu'ils n'ont plus connu depuis 2007. Aussi, cela pourrait bien tétaniser les joueurs et les faire déjouer. Ce serait une catastrophe, car si cuillère de bois il y a, il s'agirait de la 15ème de l'histoire, la 3e en 11 ans. Ils deviendraient ainsi seuls recordmen en la matière, partageant jusqu'alors ce triste record avec l'Irlande dont la dernière remonte à 1998.
C'est donc sans pression que l'Italie abordera cette rencontre car elle n'a plus rien à perdre, mais tout à gagner. D'autant que l'Ecosse est la formation de cette compétition qui réussit le mieux à la Squadra, avec 5 victoires en 11 matchs, dont un à Murrayfield, 37-17 en 2007. Alors sursaut d'orgueil écossais ou confirmation italienne ? Les paris sont ouverts, le résultat très indécis.
Les 5 derniers matchs à Edimbourg :
17 mars 2001, Ecosse – Italie : 23-19
29 mars 2003, Ecosse - Italie : 33-25
26 février 2005, Ecosse - Italie : 18-10
24 février 2007, Ecosse - Italie : 37-17
28 février 2009, Ecosse - Italie : 26-6



Samedi 19 mars, à 17h
Moribonde dans cette édition, avec deux revers dont un à domicile, l'Irlande a manqué son Tournoi 2011, mais a toutefois l'opportunité de le sauver, ou en partie, lors de cette dernière journée. En effet, ce n'est ni plus ni moins que le leader (incontesté et incontestable) qui se présente sur la pelouse de l'Aviva Stadium ce samedi, 17 heures. Dominer une formation qui a remporté tous ses matchs jusque-là, qui visera la victoire finale donc, mais surtout le Grand Chelem, serait une réelle grosse performance. Elle n'effacerait pas la campagne 2011, mais en atténuerait la déception.
Après la parenthèse de Croke Park (stade des Sports Gaéliques ayant accueilli les XV du Trèfle durant les travaux de l'Aviva Stadium), l'Irlande va donc inaugurer son nouveau stade face aux Anglais, après la France, et rêve de s'y imposer. Et pour le bonheur des Irlandais, l'histoire montre que l'Angleterre réussit peu en Verte Erin. Avec une seule victoire en cinq déplacement, le XV de la Rose marchera sur des œufs (et des trèfles), dans une rencontre donc loin d'être gagnée.
D'autant que les deux dernières sorties des hommes de Martin Johnson ne furent pas dans la lignée des deux premières. En effet, solides vainqueurs des Gallois à Cardiff en ouverture (26-19) avant de donner une leçon à l'Italie (53-19), les sujets de Sa Majesté ne se sont pas montrés sous leur meilleur jour contre la France malgré la victoire (17-9) et encore moins contre l'Ecosse le week-end dernier (22-16).
L'Angleterre doit retrouver son aura, d'abord au risque d'échouer dans sa course vers le 13ème Grand Chelem de son histoire, un bonheur après lequel les partenaires de Mike Tindall courent depuis 2003. Ensuite, c'est même, mais c'est très peu probable au regard du goal-average des deux formations, la victoire finale qui pourrait leur échapper, car les Gallois iront à Paris pour y croire encore. Cela s'annonce également palpitant, car aucune des deux formations ne lâchera prise…
Les 5 derniers matchs à Dublin :
20 octobre 2001, Irlande – Angleterre : 20-14
30 mars 2003, Irlande – Angleterre : 6-42
27 février 2005, Irlande – Angleterre : 19-13
24 février 2007, Irlande – Angleterre : 43-13
28 février 2009, Irlande – Angleterre : 14-13



Samedi 19 mars, à 20h45
Cela est avéré, ce Tournoi est un échec, et rien ne le fera oublier. En revanche, la venue des Gallois au Stade de France sera une superbe occasion de repartir de l'avant et de relancer la machine tricolore à six mois de la Coupe du Monde en Nouvelle-Zélande. Des joueurs sont sortis du groupe, d'autres y sont entrés, rien n'est figé, mais désormais plus aucun joker ne sera accepté. A ceux qui se présenteront sur la pelouse de Saint Denis de le prouver, de battre les Diables Rouges et de redonner de l'espoir au rugby français.
Les Bleus en sont plus que capables, ils l'ont prouvé maintes et maintes fois par le passé, en pouvant battre n'importe qui n'importe où… mais là, la situation semble toutefois préoccupante. Si la défaite en Angleterre (17-9) avait laissé présager de bonnes choses, celle en Italie (22-21) a mis à jour des difficultés tout autres. Elles semblent de taille, profondes, et la cicatrisation doit absolument commencer dès ce week-end, au risque de provoquer une longue maladie et de grosses souffrances dans le pays au long nuage blanc.
Mais la guérison ne sera pas aisée, car le Pays de Galles, encore en course pour la victoire finale (même s'il faudrait un miracle au niveau du goal-average), viendra en France pour faire un coup, comme il l'a déjà fait souvent par le passé, et notamment à deux reprises lors de ses cinq derniers voyages dans l'enceinte dyonisienne. Et autant dire qu'au regard de ses prestations cette année, loin d'être excitantes mais terriblement solides, il est plus que capable de s'imposer.
Raison de plus, pour croire en cette probabilité, pour son dernier match dans le Tournoi, Shane Williams (qui a annoncé sa retraite internationale pour après le Mondial néo-zélandais) voudra briller. Et quand Shane Williams brille, les défenses adverses pleurent, et le Pays de Galles rit. Tout le monde espère que ce ne sera pas le cas, et que les Français finiront sur une bonne note… alors de grâce, Messieurs les Bleus, faites-vous plaisir, faites nous plaisir !
Les 5 derniers matchs à Saint-Denis :
17 mars 2001, France – Pays de Galles : 35-43
29 mars 2003, France – Pays de Galles : 33-5
26 février 2005, France – Pays de Galles : 18-24
24 février 2007, France – Pays de Galles : 32-21
27 février 2009, France – Pays de Galles : 21-16