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VI Nations, J1 - France-Italie: oublier l’inoubliable

VI Nations, J1 - France-Italie: oublier l’inoubliable

Publié le 31/01/2012

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Les Italiens feront tout pour rééditer leur exploit du 12 mars 2011 qui les avait vu dominer la France 22-21... les Bleus voudront l'oublier ! (Crédit photo : Presse Sports)




Le 12 mars 2011, le rugby français vivait l'une de ses plus tristes heure au stade Flaminio de Rome. Malgré une compétition moyenne, les Bleus partaient tout de même favoris face à d'accrocheurs italiens, jusqu'à ce jour incapable de faire tanguer le navire Bleu dans le Tournoi. Mais il faut toujours une première ! Première extraordinaire pour l'Italie, catastrophique pour la France, au sortir d'un match remporté sur le fil par les Transalpins, 22-21. Plus que la défaite elle-même, c'est l'état d'esprit du groupe qui sera montré du doigt, provoquant l'ire du sélectionneur, Marc Lièvremont.




Pour le match de clôture face aux Gallois au Stade de France une semaine plus tard, ce dernier trancha dans le vif, avec l'éviction du groupe de six joueurs : Sylvain Marconnet, Jérôme Thion, Sébastien Chabal, Yannick Jauzion, Aurélien Rougerie et Clément Poitrenaud. Cinq d'entre eux (hormis Rougerie), ne seront même pas rappelés pour la coupe du Monde en Nouvelle-Zélande, marquant sans doute pour certains (Marconnet, Chabal et Jauzion), la fin de leur carrière en bleu. De cette situation, émergea une mini-crise sportive et extra-sportive, minant quelque peu la préparation à la coupe du Monde, et brisant en partie les liens tissés entre le staff et ses joueurs.




Naviguant à vue vers le pays au long nuage blanc, le XV de France, malgré une compétition moyenne, atteindra pourtant la finale. Comble de l'ironie, ils perdirent leur meilleur match de la compétition, mettant définitivement à jour les rancoeurs qui ont animées cette équipe durant plusieurs mois. Un peu plus de trois mois plus tard, la page Lièvremont est tournée, et laisse place à un chapitre dévolu à Philippe Saint-André, nouveau sélectionneur sur lequel reposent tous les espoirs de l'ovalie française. Les hommes ont changé, le groupe a été quelque peu modifié, l'état d'esprit sera différent, les directives également, mais l'objectif sera le même : gagner.





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Si près, si loin... Lors du dernier mondial, les Bleus passaient à côté de Bill sans pouvoir pour autant le brandir. Une nouvelle ère s'ouvre, et la France espère bien la garnir des plus beaux succès. (Crédit photo : Presse Sports)

PAS DE PHASE DE TEST




En parfait compétiteur, PSA devrait amener sa patte à une équipe qui rêve de nouveaux titres. Ironie du sort, c'est pour le remake de l'un des plus mauvais rêves des Bleus qu'il fera ses débuts, et gageons que ce challenge supplémentaire l'aura encore plus motivé. Preuve en est, le groupe de joueurs appelés à disputer l'édition 2012 du Tournoi. Philippe Saint-André n'est pas en phase de test, il est là pour gagner des matches, des titres, et a bâti une équipe pour cela. Entre des cadres incontournables, des revenants en pleine forme, et des jeunes aux dents longues, il espère créer l'alchimie qui permettra aux Bleus de récupérer leur bien, et pourquoi pas de viser un nouveau Grand Chelem, le 10e de leur histoire.




La tâche ne s'annonce cependant pas simple. Mal en point depuis de nombreuses saisons, et éliminée dès la phase de poule de la coupe du Monde, une première, l'Ecosse aura à cœur de faire bonne figure, à l'image de ses clubs, performants en coupe d'Europe. L'Irlande, moribonde dans le sillage de sa génération dorée sur le déclin, voudra faire aussi bien que ses provinces, toujours aussi dominatrices en HCup. L'Angleterre, plus que décevante en Nouvelle-Zélande, et plus prolixe en dehors du terrain que sur le pré, sera également en reconstruction avec le départ de Martin Johnson et l'absence d'anciens cadres dans l'effectif. Sur le papier, seul le pays-de-Galles peut nourrir de sérieux espoirs, fort de ses jeunes pépites, pratiquant un rugby plaisant, et demi-finaliste (amer) lors du dernier Mondial.




CREER L'ALCHIMIE




Mais c'est au Stade de France que les premières réponses seront formulées, avec la réception de l'Italie. Au sortir d'une coupe du Monde ratée, les Italiens comme les Français et les Anglais repartent sur une nouvelle voie, avec l'arrivée d'un nouveau sélectionneur, Jacques Brunel, qui a annoncé sa volonté de faire de l'Italie une formation capable de se mêler à la victoire dans le Tournoi dans les deux ou trois ans. Ses adversaires sont prévenus, et devront se méfier des qualités de l'un des plus célèbres moustachu du rugby tricolore, lui qui avait assisté Bernard Laporte lorsqu'il était à la tête des Bleus (2001-2007), et surtout ramené le Brennus à Perpignan après 54 ans de disette.





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En succédant à Nick Mallett, Jacques Brunel compte bien permettre à l'Italie de franchir un nouveau cap. (Crédit photo : Presse Sports)

Le sélectionneur des Bleus le sait et s'est préparé en conséquence. Lui qui avoue ne se focaliser que sur cette rencontre face à la Squadra Azzura, avant de penser aux autres, n'a rien laissé au hasard. Loin de galvauder ce rendez-vous, l'analyse par le nouveau staff des vidéos de l'Italie, mais également de celles de l'USAP la saison passée, prouvent que la France veut à tout prix remporter ce match, et si possible avec la manière. Pour PSA, seule une victoire pour son arrivée à la tête des Bleus pourra lui permettre de construire l'édifice inébranlable qu'il rêve d'ériger. Un revers, et tout pourrait déjà être compliqué.






Retrouvez les statistiques des confrontations des deux formations dans la compétition en cliquant ici.





Les cinq dernières confrontations dans le Tournoi :


12 mars 2011 / Italie – France : 22-21


14 mars 2010 / France – Italie : 46-20


21 mars 2009 / Italie – France : 8-50


9 mars 2008 / France – Italie : 25-13


3 février 2007 / Italie – France : 3-39





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L'édition 2012 du Tournoi marquera l'entrée en matière de Philippe Saint-André à la tête des Bleus. Il espère rapidement trouver ses cadres pour mettre la France sur de bons rails. (Crédit photo : Presse Sports)

Les compositions







Le XV de départ :

Médard - Clerc, Rougerie, Fofana, Malzieu - Trinh-Duc, Yachvili - Picamoles, Bonnaire, Dusautoir (Cap) - Nallet, Papé, Mas, Servat, Debaty




Les remplaçants :

Szarzewski, Poux, Maestri, Harinordoquy, Parra, Beauxis, Mermoz, Attoub












Le XV de départ :

Masi - Venditti, Benvenuti, Sgarbi, McLean - Burton, Gori - Zanni, Parisse, Barbieri - Geldenhuys, van Zyl, Castrogiovanni, Ghiraldini, Lo Cicero


Les Remplaçants :

Botes, Semenzato, Canale, Bortolami, D'Apice, Cittadini, Favaro.

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