Publié le 04/02/2012

Que le 12 mars 2011 semble loin ! Vaincus 22-21 à Rome il y a un peu moins d'un an, la France avait l'occasion, pour l'ouverture du Tournoi 2012, de laver l'affront, relancer une dynamique positive, et entrer dans l'ère Saint-André par la bonne porte. Pour tout cela, ils ont répondu par l'affirmative. Pourtant, comme on pouvait s'y attendre, tout ne fut pas simple. Les Italiens, fidèles à leurs habitudes furent combattifs toute la rencontre, joueurs, résistants… mais limités face aux talents français.
Souvent privés de ballons, les Bleus, en blanc cette fois, bonifièrent chacune de leurs occasions, toujours par la botte précieuse de Dimitri Yachvili, mais surtout par les cannes d'une ligne trois quarts toujours à l'affût, toujours affûtée, toujours incisive. A commencer par les Clermontois, en force et en forme dans la première composition de Philippe Saint-André, qui par Rougerie d'abord, Malzieu (de retour en bleu et absolument énorme toute la rencontre) ensuite, et le nouveau venu Fofana (très prometteur pour sa première sélection) enfin, inscrivirent trois des quatre essais français.
La dernière réalisation, la troisième au chronomètre, fut l'œuvre de Vincent Clerc, concluant un contre mené au pied par Trinh-Duc et Rougerie jusque dans l'en-but transalpin. Plus qu'un essai inscrit face à l'Italie, plus qu'un essai inscrit dans le Tournoi (son 11ème dans cette compétition, à trois de Serge Blanco et Philippe Sella, meilleurs marqueurs français du Tournoi), c'est un essai pour l'histoire que l'ailier toulousain a inscrit. Précisément son 32ème avec le XV de France, lui permettant de revenir à hauteur de son nouveau sélectionneur (qui ne lui en tient pas rigueur, bien au contraire !), sur la deuxième marche du podium, derrière l'inévitable Serge Blanco, qui avec 38 réalisations domine le classement… plus que six !
A CONFIRMER
Gageons qu'y parvenir serrait pour lui un immense honneur, et pour le XV de France un gage d'efficacité. C'est ce que tout le monde attend pour la suite de ce Tournoi, car si aux dires des joueurs et du nouveau sélectionneur, beaucoup de choses restent à régler, si le réalisme et la réussite des Bleus perdurent, cela laisse entrevoir des jours très ensoleillés… de quoi ragaillardir tous les passionnés d'Ovalie face au froid polaire qui souffle sur la France en ce moment, et après une fin de mission compliquée pour Marc Lièvremont, et un peu tout le monde en fait.
Faisons table rase du passé. Avant la rencontre, une page se tournait, une nouvelle allait s'écrire, et tous espéraient quelle soit longue, belle et pleine de spectacle. Force est de constater que l'introduction est très prometteuse, et que le premier chapitre, qui sera clos le 17 mars prochain à Cardiff face au Pays de Galles le soit tout autant. Il sera alors temps de se tourner vers l'avenir et d'écrire les brouillons de nouvelles aventures qui seront tout aussi palpitantes. Mais, ça, ce n'est pas encore d'actualité, car l'inspiration ne devra pas faiblir !
France – Italie : 30-12
Arbitre : Nigel Owens (WAL)
Les points
France :
4 essais Rougerie (21ème), Malzieu (35ème), Clerc (54ème), Fofana (72ème), 2 transformations Yachvili (21ème, 54ème), 2 pénalités Yachvili (11ème, 52 ème)
Italie :
3 pénalités Burton (29 ème, 46 ème), Botes (59 ème), 1 drop Burton (18 ème)
Carton jaune :
Italie :
Geldenhuys (antijeu, 71 ème)
Les équipes :
France :
Médard - Clerc, Rougerie (Mermoz, 76 ème), Fofana, Malzieu - (o) Trinh-Duc (Beauxis, 76 ème), (m) Yachvili (Parra, 63 ème) - Dusautoir (cap.), Picamoles (Harinordoquy, 65 ème), Bonnaire - Nallet (Maestri, 51 ème), Papé - Mas (Debaty, 76 ème), Servat (Szarzewski, 56 ème), Debaty (Poux, 63 ème)
Italie :
Masi - Venditti, Benvenuti, Sgarbi (Canale, 57 ème), McLean - (o) Burton (Botes, 57 ème), (m) Gori (Semenzato, 76 ème) - Zanni, Parisse (cap.), Barbieri (Favaro, 68 ème)- Geldenhuys, van Zyl (Bortolami, 57 ème) - Castrogiovanni, Ghiraldini (D'Apice, 76 ème), Lo Cicero (Cittadini, 63 ème)