Publié le 03/06/2011
Guy NOVES, entraîneur du Stade Toulousain :
« Tous les scenarios sont possibles. J'ai vécu des finales serrées et d'autres plus ouvertes. Pour gagner un match on a certes besoin d'un bon paquet d'avants mais pas seulement. Le MHR ne va pas arriver en petit Poucet, si on regarde leurs matches contre Toulon, à Castres et face à une formation du Racing très forte, ce n'est pas qu'une question de chance. Je pense qu'arriver en finale, c'est une grosse dose de travail. On essaye de profiter de chaque instant, il le faut, même après tant d'années. La demi-finale n'était qu'une étape et demain, j'espère juste que ce sera une belle finale et que le meilleur l'emportera. Personnellement je ressens un peu de pression et j'espère que les joueurs vont commencer à prendre conscience de l'évènement après l'entraînement de ce soir (vendredi, Ndlr) mais qu'ils seront apaiser pour passer une bonne nuit. »
Virgile LACOMBE, talonneur :
« On se prépare en attendant demain avec impatience. J'espère que tout le monde va tout donner, pas seulement les joueurs qui quitteront le groupe en fin de saison. Un 18e bouclier pour le club ça compte. On va tout faire pour gagner. C'est un plaisir de jouer une finale et ce plaisir doit être permanent. Pour moi ce n'est pas une surprise de retrouver Montpellier à ce niveau de la compétition. Je m'attends à un gros match à tous les niveaux. L'entame va être capitale, il va nous falloir imposer notre jeu. Mieux on commence et mieux ce sera pour tout le monde. Je suis très heureux ce soir mais j'espère l'être encore plus à l'issue du match. »
Yannick NYANGA, capitaine du Stade toulousain :
« On est déjà dans la finale et très contents d'être là. Très, très contents. L'an dernier j'étais blessé et j'avais assisté à la finale de Coupe d'Europe sans y participer donc ça donne envie de disputer un match de ce type. Je suis très heureux de jouer, et j'espère que l'histoire se terminera bien. La seule expérience que l'on peut avoir c'est de savoir que sur ce type de rencontre il n'y a pas de favori. Tout va se jouer sur le terrain. Il faudra s'attacher à ça pendant 80 / 100 minutes s'il le faut. Il y a eu beaucoup de solidarité cette année dans l'équipe. Il nous reste un match pour valider une saison au cours de laquelle on s'est toujours donnés à fond. Je ne suis pas surpris que Montpellier soit en finale car ils avaient 50% de chance une fois arrivés en demi-finale. Je l'aurais plus été si on m'avait dit cela en début de saison ou même avant leurs matchs contre Toulon et Castres. Ils reviennent très très forts. Pour notre part on jouera le rugby qu'on sait jouer. Si on écoutait la logique, on serait champion, mais si Montpellier est là aujourd'hui, ce n'est pas forcément logique. Cette saison, ce qui devait être logique ne l'était pas, et ce qui ne l'était pas, l'a finalement été… »
Nicolas BEZY, demi d'ouverture du Stade Toulousain :
« On a eu le temps de penser toute la semaine à ce match. Pour moi, comme pour les autres joueurs c'est une pression particulière. Mon rôle de remplaçant est plus difficile sur les entrainements du capitaine, je me dois de rester concentré sur le match, encore plus avec mon rôle de buteur. La semaine passée je n'ai pas été bon dans mes pénalités, mais ça m'était déjà arrivé et j'ai su rebondir, c'est un autre match demain. Ce n'est pas un match pour rien, on est à 80 minutes d'être champion, on n'a pas envie de s'arrêter en finale. Sur la demi-finale, on a fait un gros match pour sortir Clermont, ça serait dommage de laisser filer le titre sur la dernière rencontre. Montpellier est une équipe très joueuse et avec beaucoup de jeunes, mais ça me fait rire d'entendre ça parce que moi, comme Doussain, on est plus jeunes qu'eux (rires). C'est une équipe qui nous ressemble avec de très bons entraineurs. Ils sont dans une bonne période, on n'est pas sûr d'être favori. »
Thierry DUSAUTOIR, troisième-ligne du Stade Toulousain :
« Je ne pense pas qu'être déclaré comme favori signifie que l'on va gagner obligatoirement. Il faudra être à 100%. S'il fallait se tenir aux avis des autres, il n'y aurait pas besoin de jouer le match. La pression sur une finale n'est pas anodine, ce n'est pas un match comme un autre, tout le monde voudrait être à notre place. Tout le groupe a une tension particulière. Montpellier et nous, n'avons pas la même façon de nous préparer à l'évènement. Eux, ils sont plus joyeux, nous on a plus l'habitude d'être là, je ne sais pas s'il y a une bonne attitude, chacun fait comme il peut. Demain, on a la possibilité de jouer avec le même groupe que celui contre l'ASMCA, mais ce ne sera pas le même match. Physiquement, tout le groupe est bien, on avait eu trois semaines et demi pour préparer le match de Clermont donc on sera prêt pour le combat. Mais je ne pense pas que le physique sera un domaine influent sur ce match. Il faudra faire attention à Montpellier qui a fait une grosse saison, ce n'est pas une surprise de les retrouver là. »