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TOP 14 Orange : Montpellier, le point presse d’avant match

TOP 14 Orange : Montpellier, le point presse d’avant match

Publié le 27/05/2011

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Julien Tomas en interview

Fabien Galthié (entraîneur du MHR) :


« Ca se passe toujours bien avant le match ! On a bien profité de ces deux semaines pour récupérer et bien rythmer cette coupure. Il faut prendre cela comme ça vient. SI on enchaine, on reste dans le jus, là, on récupère, on travaille plus… de toute manière, la vérité sortira du terrain. Avec une équipe jeune, comme c'est le cas à Montpellier, il ne faut pas déséquilibrer ce que l'on sait faire, car si on tord tout dans tous les sens, on risque de tout casser et de tout perdre. Il faut parvenir à trouver le bon équilibre.


Pour dire la vérité, nous ne devrions pas être là, alors profitons. De la pression ? Je ne sais pas… je dirai de l'émotion, c'est obligatoire dans un stade comme le Vélodrome, devant 60.000 personnes. Alors oui, cela pourrait se transformer en pression. Nous ne sommes pas à l'abri de cela, même pour le s joueurs les plus expérimentés comme Fufu ou François. Mais tout est possible, une demi-finale est toujours très ouverte. Il peut y avoir un scénario catastrophe, un scénario parfait… on ne le saura qu'à la fin du match.


C'est ma septième année en tant qu'entraîneur, et j'essaie de me projeter en m'appuyant sur mes expériences, de joueur ou de coach. Quand je vois cette équipe, je me revois à l'époque où je jouais à Colomiers et que nous tapions aux portes des demi-finales. J'essaie de ne pas reproduire les erreurs que nous avions pu commettre à l'époque. Si l'on perd sur le terrain du rugby, pas de problème, mais je ne veux pas perdre sur l'émotion. »




Fulgence Ouedrago (Capitaine du MHR) :


« Depuis, qu'on est arrivés à l'hôtel, l'attente devient de plus en plus longue. Le temps passe trop doucement. On a tellement hâte d'y être ! On languit tous l'heure du match ! Aujourd'hui, on prend nos repères dans ce stade magnifique qui fait rêver tout le monde. On s'amuse à choisir les sièges de Valbuena, Mandanda ou Cheyrou. Mais demain, on sera concentrés sur notre match.


On vit une expérience incroyable, c'est un palier supérieur pour nous tous. Habituellement, on joue devant 15.000 personnes et c'est déjà magnifique alors là, devant 55 000 personnes, ça sera fantastique ! Personne ne nous attendait là et on l'a fait ! On se sent bien, on est libérés, on n'a pas la pression du résultat que les trois autres formations ont, mais on est des compétiteurs ! Demain, je foulerais la pelouse pour gagner ! À nous de valider cette chance et de réaliser notre rêve d'enfant ! Je ne pense pas que l'on puisse me définir comme l'homme d'expérience bien que je sois le capitaine, le seul qui en ait c'est Fabien ! »




Julien Tomas (demi de mêlée du MHR) :


« C'est beaucoup d'excitation, et on a beaucoup bossé cette semaine pour être prêts au mieux ! Mais c'est vrai que c'est intense de fouler la pelouse du Vélodrome. C'est bien qu'on ait pris nos repères un jour avant. Aujourd'hui, on a laissé place à l'émotion mais demain on aura un tout autre visage : plus fermé, plus concentré ! On est quand même à 80 minutes de disputer une finale au Stade de France !


Je pense que notre petit plus c'est notre insouciance, cette petite folie montpelliéraine qui nous a permis de faire la différence dans certains moments. On vit dans une bulle et c'est bien, ça nous permet de pas nous éparpiller ! Notre collectif est notre force et on s'appuiera là-dessus pour vaincre les fortes individualités du Racing Métro 92 et leur pack d'avant qui est une vraie armada ! J'espère que demain, à la fin du match, on aura un tout autre objectif ! »




François Trinh-Duc (demi d'ouverture du MHR) :


« Aujourd'hui, le but était de se familiariser, de profiter ! Demain ce sera complètement différent ! J'espère que l'on ne sera plus spectateurs mais acteurs de notre match. L'important sera de ne pas passer à côté. Si ils gagnent en étant meilleurs alors on les félicitera mais il ne faudra pas tomber dans le piège de l'évènement ! On a la chance de jouer devant une majorité de Montpelliérains, devant notre entourage.


En début de saison, on ne savait pas où on allait, personne n'imaginait qu'on disputerait cette demi-finale. Le groupe est jeune, il n'a même pas 25 ans de moyenne ! Aujourd'hui, c'est une occasion incroyable, à nous de la concrétiser. L'enjeu n'a rien changé à mon rôle au sein de l'équipe, ce sont les coachs qui nous ont préparés. Ils sont fins stratèges, ils ont analysé et décrypté pour nous le jeu des Racingmen ! On va essayer de continuer cette incroyable aventure, que j'ai la chance de vivre avec mes partenaires, mes amis d'enfance ! »

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