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TOP 14 Orange, J2: Agen… serein

TOP 14 Orange, J2: Agen… serein

Publié le 03/09/2011

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Avec une victoire et un nul, le SUA réalise une superbe entame de TOP 14 Orange.



Biarritz – Agen : 9-9*

Deux matchs à l'extérieur, aucune défaite, une victoire et ce week-end un match nul, le SUA débute le championnat tambour battant. En deux journées, les Lot et Garonnais ont fait presque aussi bien que toute la saison dernière (où ils n'avaient signé que deux succès loin d'Armandie). Un bilan plus que positif pour les hommes de Christian Lanta et Christophe Deylaud qui confirment leur excellente forme de ces derniers mois.

En effet, au terme d'une fin de parcours 2010-2011 tonitruante (le maintien en poche) et d'une campagne de matchs amicaux très solide, Agen poursuit sur une dynamique qui pourrait donner des idées dans les semaines à venir. D'autant qu'avec un match à domicile le week-end prochain (réception du LOU), la possibilité de faire la passe de trois paraît envisageable. Cependant, quelques regrets peuvent transpirer de cette superbe prestation en Côte Basque.

En effet, ultra réalistes, les Agenais menaient 6-0 à la 20ème minute, avant de se faire reprendre avant la pause. La victoire était envisageable dans un stade Aguilera devant subir les assauts d'une météo difficile, mais face à un BO, certes dans un mauvais jour, mais toujours avec toujours un mental d'acier, ce ne fut pas le cas. Les Basques s'en sortent bien en arrachant le nul, mais après la lourde défaite concédée à Toulon en ouverture, ils ne se rassurent certainement pas avant de recevoir Castres le week-end prochain.







Paris, qui voulait oublier une saison 2009-2010 catastrophique, avait laissé une très belle impression à l'issue de son match d'ouverture face à l'UBB (succès 41-20)… Les Castrais, eux, qui avaient à cœur de repartir sur de bonnes bases après leur match de barrage perdu face à Montpellier la saison passée, s'était perdu à Perpignan (défaite 25-6)… pour leur confrontation de ce jour, les deux formations ont montré un tout autre visage.

Dans une entame de match entachée par plusieurs échanges de politesse, ce sont les locaux qui ont mis le feu aux poudres. Dans le sillage d'un Marc Andreu intenable, inscrivant en solo un essai de 60 mètres, les Tarnais prenaient rapidement le large pour mener 20-0. Dépassé dans tous les secteurs de jeu par leurs hôtes, les parisiens ne pouvaient faire autre chose que faire le dos rond en attendant que l'orage passe. Et autant dire qu'il auront su le faire avec orgueil, car d'autres essais auraient pu être inscrits lors d'un premier acte s'achevant sur un score de 23-3 pour le CO.

Après une telle débauche d'énergie et de jeu, l'on pouvait croire que les locaux baisseraient de rythme, les Stadistes l'espéraient… mais malgré un essai de Rokobaro en fin de match, les tarnais s'envolaient vers une victoire bonifiée grâce à deux nouvelles réalisations d'Andreu et d'un autre homme en forme, Chris Masoe. En chauffant le chaud et le froid lors des deux premières journées, Castrais et Parisiens ne semblent pas tout à fait réglés. La troisième journée sera l'occasion d'y voir un peu plus clair, les uns voulant rester sur cet allant retrouvé, les autres le retrouver.







Battus en ouvertures, respectivement par le Racing Métro 92 (30-22) et Agen (19-20), Montpelliérains et Brivistes avaient à cœur d'oublier cette entame de championnat manquée. Et à ce petit jeu là, ce sont les Corréziens, vexés de s'être inclinés à domicile lors de la première journée qui sortaient leur épingle du jeu. En menant 9-0 à la 20ème minutes, ils se plaçaient idéalement en tête, mais comme face au SUA il y une semaine, ils ne parvenaient pas à tenir le score…

… car à la pause, c'est dos à dos que les deux formations rentraient au vestiaire, 9-9. Loin de s'en inquiéter, Le CAB repartait avec les mêmes intentions, et le 12-12 au tableau d'affichage à la 43ème minute fut le dernier espoir des locaux. En effet, à partir de ce moment là, seul Brive fit gonfler la marque. Deux essais coup sur coup après l'heure de jeu, certes non transformés, et une pénalité supplémentaire de Caminati, suffisait aux hommes d'Ugo Mola pour prendre un avantage décisif et signer une première victoire cette saison.

Loin de faire oublier le revers du week-end dernier, ce succès a au moins le mérite de redonner confiance aux corréziens et leur éviter de trop cogiter et de connaître la même entame que la saison passée. Pour cela, il faudra confirmer, et le déplacement à Perpignan la semaine prochaine constituera un test énorme. Pour le vice-champion de France en revanche, si la défaite à Colombes avait laissé entrevoir de bonnes choses, il n'en est pas de même cette fois. Tout n'aura pas été tout noir, mais beaucoup cependant…







En deux confrontations à Colombes depuis la montée du Racing-Métro 92 dans l'élite, jamais les Ciel et Blanc ne s'étaient imposés face à l'USAP. L'affront est lavé, mieux, beaucoup mieux même, car si une victoire aurait largement suffit au bonheur du club altoséquanais, le bonus offensif permet aux hommes de Pierre Berbizier de signer une superbe performance, et de s'emparer de la tête du championnat.

Si l'USAP avait parfaitement entamé la rencontre, et menait encore 9-6 à la demi-heure de jeu, la fin de la première période et le début de la seconde lui fut fatal. Avec 4 essais encaissés entre la 33ème minute et la 48ème, les Catalans laissaient les Franciliens filer vers la victoire. Mais loin de baisser les bras, les Sang et Or, fidèles à leurs valeurs, continuaient de jouer et étaient récompensé par deux essais, un de Coetzee juste avant l'heure de jeu, puis un deuxième de Hume à moins de dix minutes de la fin. Des essais qui privaient même leurs hôtes du bonus offensif.

Mais il était dit que le RM92 serait irrésistible ce samedi 3 septembre et 2011. Sur un dernier assaut, le jeune Bianchin, poussé dans l'en-but par ses coéquipiers, permettait à son club, et après arbitrage vidéo, de glaner un précieux point supplémentaire. Avec deux succès solides pour débuter le championnat, le club du Président Lorenzetti s'empare déjà de la première place et affiche ses ambitions, ses futurs adversaires sont prévenus, et le déplacement à Toulouse sent déjà la poudre. Pour Perpignan, beau vainqueur de Castres en ouverture (25-6) ce revers fait très mal. La réception de Brive sera l'occasion de remettre les pendules à l'heure.







C'est un énorme coup de tonnerre qui a retentit dans la rade de Toulon ce week-end. La raison, l'intenable jeunesse dorée de l'ASMCA. Avec une équipe constellée de jeunes pousses issues de son centre de formation, Clermont venait sur les bords de la Méditerranée avec beaucoup d'envie, mais avec également des certitudes quant à son adversaire… l'entame de match lui donnait raison, et lui laissait envisager un après midi difficile. En effet, auteur d'un énorme début de match, le RCT posait les bases d'un plan très clair : envoyer du jeu pour mettre à genou les fougueux jaunards.

Conscients de l'ampleur de la tâche qui les attendait, les Clermontois, sans s'affoler, résistaient, pour prendre leur adversaire, déjà en manque de réussite au pied, à son propre jeu. Après avoir laissé passer l'orage, ils commençaient à montrer le bout de leur nez, et, à force d'un réalisme à tout épreuve et d'un Brock James toujours aussi précieux, menaient 6-0 avant de porter l'estocade, juste avant la pause, par Butin, auteur d'un essai pour son premier match professionnel.

Avec un matelas de 11 points d'avance à l'attaque du second acte, les joueurs de Vern cotter pouvaient alors gérer leur avantage, ce qu'ils firent à merveille, bien aidés en cela par une formation toulonnaise maudite sur ses coups de pieds, et auteurs d'un 0 sur 6 dans ses tentatives. Mieux, ils rajoutaient deux nouvelles pénalités par leur artificier en chef pour s'imposer 17-0 et signer un véritable exploit. Avec deux victoires en deux matchs, l'ASM se place déjà dans le wagon de tête du championnat, à l'inverse de Toulonnais qui ont cet après midi gâché tous les bienfaits de leur solide victoire face à Biarritz ne ouverture.







Bordeaux-Bègles – Bayonne : 18-6*

Pour l'Union Bordeaux-Bègles, qui découvrait le TOP 14 Orange dans la mythique enceinte de Chaban Delmas, la fête aura été au rendez-vous. Après une initiation douloureuse dans la Capitale le week-end dernier (défaite 41-20 face au Stade Français), les Girondins avaient à coeur de prouver qu'ils avaient plus qu'une place de faire valoir dans ce championnat. La réponse a été apporté par la positive.

Pourtant, avec la réception d'un Aviron vainqueur du Stade toulousain en ouverture, les hommes de Marc Delpoux et Vincent Etcheto n'avaient pas la faveur des pronostics. Ils ont à nouveau prouvé que la logique n'avait pas sa place sur tous les terrains de sport, et qu'à force de valeurs collective et de coeur, tout était possible. Certes Bayonne n'a pas montré un visage très séduisant, c'est un fait, et même s'ils peuvent s'en prendre en partie à eux-même par rapport à leur indisicipline, pour le reste, il faut rendre à Bordeaux-Bègles, de part sa maîtrise et son organisation, la responsabilité des autres erreurs.

C'est une victoire très précieuse pour les Girondins qui rejoignent leurs adversaires du jour et ouvrent leur compteur de succès… qu'ils espèrent nombreux. Pour Bayonne, qui nourrit de grosses ambitions, c'est une grosse déception, mais au regard de la rencontre, la défaite est logique. Réaliste et en réussite il y a une semaine, ils n'ont pas su reproduire les mêmes choses et l'ont payé cash. Tout le monde attendait qu'ils montrent un autre visage ce week-end, ils l'ont fait, pas celui attendu… la réception de Toulon le week-end prochain revêt déjà une grande importance.







Lyon – Toulouse : 9-19*

Sous un déluge, le LOU a mesuré la différence entre une PRO D2 qu'il a dominé, et un TOP 14 Orange qu'il découvre… surtout lorsque c'est le Stade Toulousain qui se présente en adversaire… surtout quand ce match de gala se dispute dans le non moins stade de gala de Gerland… surtout quand sur un coup du sort dans le premier acte, sur une action monopolisant de nombreux joueurs dans une petite échauffourée sur le bord de la touche, Donguy récupérait la balle et filait à l'essai sans opposition.

A 13-3 à la pause, Lyon accusait déjà un écart insurmontable face à des Toulousains surs der leurs forces … et pourtant, mise à part cet essai que le staff rhodanien qualifia de casquette, les Lyonnais rendaient la pareille à leurs prestigieux adversaires. Même physionomie lors du second acte, où les locaux tenaient tête à Toulouse, mais qui accusaient toujours ces sept satanés points de retard… puis 10 sur une nouvelle réussite de McCallister.

Si à Clermont, l'ASM avait privé les Lyonnais du bonus défensif dans les toutes dernières minutes, ces derniers auraient pu l'arracher à Toulouse dans la dernière ligne droite, sans deux échecs au pied de deux buteurs différents. Si le bilan comptable est très mauvais pour Lyon, avec zéro point au classement après deux journées, les raisons d'y croire sont nombreuses. S'incliner en accrochant deux ténors tels que les Jaunards et les Stadistes reste louable. Il faut persévérer, les victoires viendront. Toulouse s'est rassuré, et avec une victoire solide et réaliste ce soir, et peut préparer sereinement son premier match de la saison à domicile, face au leader.



*Des problèmes techniques ne nous ont pas permis de vous offrir les résumés de toutes les rencontres de cette journée. Veuillez nous en excuser. Merci.

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