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TOP 14 Orange – J18 : Ménage à trois explosif

TOP 14 Orange – J18 : Ménage à trois explosif

Publié le 12/02/2011

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Avec La Rochelle, Brive (Antonie Claasen) et Agen (Romain Edmond-Samuel) sont au coude à coude dans la course au maintien




La Rochelle – Toulouse : 19-22






C'est amoindri que le Stade Toulousain s'est présenté à La Rochelle, sans ses internationaux et sans beaucoup de joueurs blessés… pourtant il avait très fière allure… pourtant les Maritimes ont été grands… pourtant les Rouges et Noires se sont imposés… pourtant… pourtant…


Dans une rencontre très accrochée, les débats semblaient se diriger vers le nul tant les deux formations ne parvenaient à se départager. Menant à deux reprises, 3-0 puis 6-3, les locaux se voyaient être rejoints à chaque fois par les visiteurs, qui prenaient à leur tour les devants avant la pause, 13-6, 13-9, 16-6 puis 19-16… sans plus de réussite, les Rochelais revenant à chaque fois pour rentrer au vestiaires à la pause à la hauteur du leader, 19 partout.


Le deuxième acte ne changeait pas la donne, les deux formations étant toujours à égalité avant d'aborder la dernière minute. Pourtant, cette deuxième période fut dominée par les Charentais qui dans le sillage de Combezou, Tales ou Roux se montraient souvent dangereux. Goosen avait même la gagne au bout du pied à la 70ème minute, mais manquait sa pénalité… contrairement à Bézy, qui, entré en jeu dans les 10 dernières minutes, offrait la victoire aux siens juste avant la sirène.


C'est une victoire précieuse pour les Toulousains qui confirment leur première place et filent tout droit vers les phases finales. Si une défaite n'est jamais un bon résultat, celle-ci est chargée d'espoir pour La rochelle qui peut certes nourrir des regrets, mais qui engrange un point qui sera sûrement très précieux dans les semaines à venir, d'autant plus que Brive et Agen ne se sont pas non plus imposés.











Toulon - Brive : 22-16






Beaucoup de jeu… beaucoup de contres… beaucoup de fautes… et au final c'est une rencontre très brouillonne qui s'est déroulée à Mayol ce week-end. Sûrement en raison de la nécessité pour les deux formations de l'emporter, pour les locaux en vue de la course à la qualification, pour les visiteurs, en vue du maintien.


Côté toulonnais, la laborieuse victoire contre La Rochelle à domicile lors de la dernière journée (12-9) devait hanter les esprits avant de recevoir une autre formation luttant pour sa survie dans l'élite. Avec l'obligation de faire mieux, c'est peut-être quelque peu le frein à main enclenché qu'ils ont abordé cette rencontre. Ceci expliquant sûrement que les visiteurs, jouant crânement leurs chances, rendaient la pareille à leurs hôtes, pour virer à la pause avec seulement quatre longueurs de retard, 10-6 et surtout égaliser juste après l'heure de jeu.


Dominateurs mais manquant de réalisme, les Toulonnais voyaient la fin du match approcher à grand pas et leurs démons revenir, une autre contre performance face à un mal classé faisant tâche. Benjamin Lapeyre, jouant le sauveur avec deux nouvelles réalisation aux 68ème et 80ème minutes offraient un succès précieux aux Varois, mais peu rassurant avant d'aller défier le troisième prétendant au maintien, Agen et surtout le champion en titre Clermontois. Les Brivistes ratent le coche et restent englués dans la zone rouge. Si les réceptions de Castres, Paris et le déplacement à Toulouse s'annoncent à double tranchant, la satisfaction de ne pas voir ses concurrents s'être imposés leur laisse toutes leurs chances.











Bayonne - Bourgoin : 24-7






Décevants, voir même parfois très décevants, voila ce qu'on été les Bayonnais ce week-end. Bien sur les Basques retiendront surtout le succès, précieux dans la course à la qualification, mais sans bonus offensif et sans la manière, beaucoup de questions peuvent se poser. En recevant la lanterne rouge à Jean Dauger, les Ciel et Blanc avaient une superbe opportunité de pérenniser la bonne série actuelle, ce qui a été le cas, et de franchir un nouveau cap, ce qui ne l'a pas été.


En effet, ce sont les Isérois qui ont dominé les débats durant le premier acte, plus saignants et entreprenants. Pourtant, deux éclairs sont venus des rangs Basques, sur deux ballons de récupération dans leur 22 mètres, pour, deux relances plus loin, envoyer Sam Gerber dans l'en but à deux reprises et permettre aux Basques d'atteindre la pause en tête, 17-7. Positif au tableau d'affichage, mais loin de l'être sur l'attitude, comme l'annonçait le duo d'entraîneurs, avant de rentrer aux vestiaires, pressés de mettre les joueurs face à leurs responsabilités.


Une soufflante qui eu le mérite de secouer les Basques, revenus sur le pré avec d'autres intentions, l'essai de Pietersen dès l'entame en étant la preuve criante. L'essai du bonus en vue, la suite de la rencontre s'annonçait alors sous de meilleurs auspices… s'annonçait juste, car ce deuxième acte fut dans la lignée du premier pour des Bayonnais, trop irréguliers, pas assez appliqués et maladroits, devant donner le change à des Isérois animés par l'envie de retrouver leurs valeurs.


C'est une victoire 24-7 précieuse dans la course à la qualification, mais qui ne rassure pas pour autant Bayonne pour les semaines suivantes. Un bonus offensif, qui aurait été immérité, aurait offert un peu plus de garanties. Bourgoin, qui enchaine une 9ème défaite consécutive, la Fédérale 1 se rapproche à très grands pas, mais une chose est sûre, et le groupe l'a à nouveau montré, ils ne lâcheront rien.











Montpellier - Clermont : 29-9






On dit souvent que l'attaque est la meilleure des défenses… Montpellier a prouvé le contraire ! Car si les Montpelliérains ont réalisé le superbe exploit d'inscrire quatre essais aux Champions de France en titre et d'empocher le bonus offensif, ils l'ont avant tout réussit en s'appuyant sur une défense solide… non, de fer !


Véritable verrou défensif, les Héraultais ont écoeuré les Jaunards durant le premier acte. Incapables de trouver la clé de la ligne montpelliéraine, les Auvergnats se sont systématiquement cassé les dents sur le mur bleu qui se dressait devant eux. Pire, ils voyaient leurs hôtes, appliqués et patients, plonger à deux reprises dans leur en-but pour virer en tête à la pause 15-3. Malgré un petit sursaut d'orgueil au retour des vestiaires en revenant à 15-9 grâce à deux pénalités de Brock James, les Clermontois ne purent jamais contester la domination de leurs adversaires.


En s'appuyant sur la même recette que lors du premier acte, les hommes d'Eric Béchu, orphelins de Fabien Galthié parti apporter ses connaissances aux téléspectateurs du Tournoi des VI Nations, réalisèrent une deuxième période tout aussi maîtrisée, et ponctuée par deux nouveaux essais, synonymes de bonus offensif.


Ils mettent ainsi fin à une délicate période de trois matchs sans victoires et se replacent dans le haut du classement après avoir glissé au cinquième rang. Rassurant avant de défier Castres à Pierre Antoine et deux formations luttant pour le maintien, Agen et La Rochelle. Avec une septième défaite de rang en déplacement, la plus lourde de la saison, Clermont confirme ses difficultés à l'extérieur, et voit ses adversaires du jour lui repasser devant. Les réceptions de Bayonne puis de Toulon devront être l'occasion de repartir de l'avant.











Perpignan - Agen : 31-18






Privé de certains de ses internationaux et opposé à une formation Agenaise sans complexe, l'USAP a éprouvé de grosses (très grosses difficultés) pour entrer dans le match. D'abord quand le SUA sur une pénalité de Barnard (à laquelle répondait Porical sur un essai) prenait les devants, ensuite après une action rondement menée par les visiteurs et conclue par un essai de Vaka, pour porter le score à 10-5 pour les visiteurs avant la demi-heure de jeu. Mais ce fut chose faite juste avant la pause quand Tincu plongeait dans l'en but adverse pour permettre aux siens de virer en tête à la pause 12-10.


Ce premier acte poussif en tête, les Sang et Or abordèrent la deuxième période avec de nouvelles intentions et ne lâchèrent plus jamais le score. Mieux ils obtenaient le bonus offensif juste avant l'heure de jeu après deux nouveaux essais de Tuilagi et Grandclaude. Une victoire précieuse se dessinait alors, mais c'était sans compter sur les Lot et Garonnais, qui privaient leurs hôtes de ce bonheur à dix minutes du terme de la rencontre, juste après la sortie sur blessure de Grandclaude, laissant ses coéquipiers à 14, plus aucuns remplaçant n'étant disponible pour terminer la rencontre.


Mais nous vous disions que les hommes de Jacques Brunel étaient animés d'autres intentions… et ils le prouvèrent à nouveau en donnant un dernier coup d'accélérateur pour envoyer Candelon en terre promise pour exaucer les prières d'Aimé Giral et offrir une victoire bonifiée, la première de la saison, aux apôtres de l'USAP. Mais ce succès ne masque pas pour autant les difficultés de Perpignan ces dernières semaines, car ce n'est là que le deuxième succès catalan en 9 matchs.


Il faudra pour les Usapistes rester sur cette ligne de conduite pour finir la saison en adéquation avec le rang du club, et ils en sont capables. Pour les Agenais, les semaines à venir s'annoncent tendues, car, même si les autres formations au maintien ne se sont pas imposées, elles ont prit le bonus défensif… de quoi provoquer un resserrement en queue de peloton et offrir une fin de parcours à couteaux tirés.










Racing-Métro - Castres : 20-13 !






En l'absence de ses tauliers de devant, Nallet et Chabal, et de sa colonie italienne, le Racing-Métro 92 aura su s'imposer dans la douleur, tout en assistant à la renaissance d'El Mago Hernandez… mais cela sera pour plus tard. Avant, le club francilien aura du se retrousser les manches ! Dans une rencontre disputée et où les Tarnais, fidèles à leurs habitudes envoyaient du jeu, tout fut très long à se dessiner, l'ouverture du score n'intervenant qu'à la demi-heure de jeu sur une pénalité de Steyn.


Enfin en tête, les locaux plus confiants s'appuyaient sur leurs forces, notamment le paquet d'avant. Avant la pause, il enfonçait son homologue pour envoyer Leo'o inscrire le premier essai du match, transformé par le prodige sud africain, pour permettre aux Ciel et Blanc d'atteindre la pause en tête, 10-0… notamment grâce au manque de réussite de leurs visiteurs ayant laissé 6 points en route.


Une situation favorable, et pourtant si relative quand les Tarnais égalisaient à l'heure de jeu sur une réalisation de Teulet (Saayman ayant inscrit un essai, transformé, dès l'entame). S'ensuivit une période très tendue où les deux formations se rendaient coup pour coup jusqu'à se retrouver à nouveau dos à dos 13-13 à un quart d'heure du terme des débats.


Comme annoncé plus haut, Colombes assista à la renaissance d'El Mago. A la 68ème minute, Hernandez trouva l'inspiration sur ses quarante mètre pour servir intérieur la fusée Bobo, qui perçait plein fer, accélérait, fixait et retrouvait l'Argentin qui aplatissait en coin et offrait la victoire aux Racingmen 20-13. Ce premier succès face au CO depuis son retour dans l'élite permet au club francilien de reprendre la deuxième place, seul. Les Tarnais confirment leurs difficultés en déplacement, avec un bilan vierge de victoires (8 défaites et 1 nul), mais qu'ils se rassurent, lors de la prochaine journée, c'est à Pierre Antoine qu'ils défieront Montpellier, et ils y ont réalisé un sans faute jusqu'ici.











Paris - Biarritz : 31-18






C'est une rencontre où l'indiscipline a tenu l'un des rôles majeurs de la soirée. D'abord au regard des quelques altercations qui ont émaillé le match mais surtout au regard des statistiques, chaque formation ayant passé six pénalités chacune. A égalité dans ce secteur, ce sont toutefois les Parisiens qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu avec notamment deux drops, de Beauxis et Oelschig, mais également le seul essai de la rencontre, par Dupuy, un ancien biarrot, à l'entame du deuxième acte.


Dans le sillage d'un Lionel Beauxis en pleine forme, avec 20 points au compteur, le Stade Français a parfaitement maîtrisé son sujet, grâce à une belle solidité en défense et un réalisme à toute épreuve. A l'inverse de Basques, auteurs de beaux mouvements, dont un de 70 mètres initié par Raphaël Lakafia et conclue sans essai par Nwgenya, mais trop indisciplinés et auteurs de trop de fautes pour espérer faire mieux.

Le BO manque une belle occasion de prendre des points précieux dans la course à la qualification, à l'inverse de leurs adversaires qui devaient absolument l'emporter pour espérer encore disputer les phases finales. Avec 44 points au compteur, les Parisiens pointent à 4 longueurs de Biarritz, 6ème, et donc actuellement dernière formation à occuper une place qualificative. Autant dire qu'ils conservent toutes leurs chances.


En déplacement à Toulouse le week-end prochain, Biarritz devra rendre une copie bien meilleure au risque de faire du surplace, ou pire de perdre du terrain sur ses concurrents directs… à commencer par le Stade Français qui ira à Brive pour faire un coup face à une formation en difficulté, et qui du coup, ne lui rendra pas la tâche facile.

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