Publié le 26/05/2011
"Les semaines sans match sont passées finalement très vite. La première semaine a été consacrée à la régénération des organisme, la deuxième à travailler l'intensité et la troisième à préparer l'affrontement face à Montpellier.
On est en fin de saison, les joueurs savent qu'ils vont disputer un match important. Ca sent l'avoine au fond de l'écurie et tout le monde a envie d'y goûter ! Cela fait 20 ans que le Racing ne s'est pas retrouvé à ce niveau. Cette demi-finale est la récompense de notre régularité tout au long de la saison. Nous avons prouvé pouvoir être présents dans le temps. On veut renouer avec la légende du Racing ; les joueurs sont là pour écrire leur histoire. On a peut-être une génération qui n'a pas conscience de ce passé du club. Ils doivent se concentrer sur aujourd'hui en respectant le passé. Ma satisfaction est de voir évoluer ce groupe ; lui faire prendre conscience de sa marge de progression et la lui faire toucher du doigt. Un groupe qui évolue bien, cela se traduit par des résultats et une qualification en demi-finale.
Je ne me mets pas dans la peau de favori. C'est un match couperet donc c'est du 50/50. Montpellier nous a prouvé que sa place en demi-finale est méritée. C'est une équipe qui sait très bien s'adapter, qui pratique un jeu de mouvement et qui nous avait donné une belle leçon au match aller. Nous gardons le même costume que celui que nous avons revêtu tout au long de l'année.
C'est une demi-finale, face à un adversaire difficile, nous n'avons pas joué depuis 20 jours et on peut effectivement penser que l'on puisse être essouflés mais il faut transformer tout cela en pression positive. la crainte de la découverte existe aussi pour nos adversaires."
"Je sens bien ce groupe. Nous sommes déterminés. Nous avons conscience que nous allons vivre un moment rare dans une carrière et qu'il faut savoir répondre présent. Je ne ressens pas de stress particulier. le club a su nous mettre à l'abri en ne changeant pas nos habitudes. Nous ne sommes pas allés en stage, les entraînements n'ont pas été différents de ceux faits tout au long de la saison. Mercredi nous avons eu un jour de repos. Cela ne génère pas de stress négatif.
On se rend compte que les saisons sont longues et difficiles pour finalement déboucher sur 2 ou 3 matchs importants en fin de saison. Ca reste un match de rugby et il est vrai qu'avoir eu 20 jours sans jouer m'a fait plus penser à cette rencontre que d'habitude. Je le sens plus ancré. Notre expérience nous permet de dire aux jeunes de savourer cette chance d'essayer de gagner une demi-finale.
Notre ascension est allée vite et je n'ai pas le sentiment que nous ayons moins d'expérience à ce niveau-là que Montpellier.
Montpellier aime jouer et mettre de la vitesse dans ses mouvements. On va tout faire pour les prendre dans la ligne d'avantage."
« On a beaucoup d'envie en nous. On ressent une grande excitation et notre volonté est de continuer à faire ce qu'on a fait jusqu'ici. C'est un match couperet et en le perdant, nous aurions fini notre saison. Pendant 80 minutes on va essayer de faire un condensé de ce qu'on a fait de bien lors de la saison.
Montpellier est un sacré client. On s'était rendu compte très tôt dans la saison qu'ils joueraient la qualification. C'est une équipe assez complète qui a des joueurs très fougueux derrière.
Jouer au Vélodrome est un réel plaisir, on est sportifs de haut-niveau pour vivre ce genre d'évènement. Nous n'avons pas eu le temps de nous ennuyer durant ces trois semaines. Il n'y a pas eu de routine, le staff a bien géré l'événement. Pour moi, le Racing n'est pas favori car Montpellier va jouer quasiment à domicile ; ils auront plus de supporters que nous. On vit de grands moments. L'an dernier déjà c'était une fantastique aventure ; cette année est belle, on mérite notre deuxième place. Si l'objectif est atteint j'espère que l'histoire va continuer…
« Je n'ai jamais vécu ça dans l'hémisphère Sud lorsque je jouais aux Crusaders. Le championnat, en France, est particulier et les supporters sont vraiment derrière leur équipe à encourager. Mais pour moi, c'est un match comme un autre. Il faut le prendre ainsi et ne pas se mettre trop de pression si on veut jouer naturellement. C'est vrai que le championnat est une grosse histoire ici, mais le rugby c'est sur le terrain ! C'est 15 hommes contre 15 hommes. Moi je vais jouer comme si c'était mon dernier match mais on cherchera à gagner pour continuer.
L'ambiance est bonne. C'est pareil dans tous les championnats, dans tous les groupes. Les blagues sont les mêmes, mais elles sont en français !
En Nouvelle-Zélande les supporters restent à la maison. Ce sont plus des spectateurs alors qu'en France le public est magnifique. Pour moi ça a été une surprise. Lorsque je suis arrivé, je ne comprenais rien à la vie ici, à la langue. Mais je suis resté ouvert à tout et maintenant je suis très heureux même si la famille me manque. Mais en ce moment, les enfants m'appellent plus souvent. Ils aimeraient que je rentre à la maison, mais je leur dit pas maintenant… ».