Publié le 22/05/2012

Il y a un an, les deux formations s'affrontaient au même niveau de la compétition, et avec le même costume, le CO portant celui d'hôte, le MHR celui de visiteur. Seule différence, le décor. Alors que Pierre Antoine, l'antre des Tarnais avait été le théâtre du barrage de 2011, c'est Ernest Wallon, à Toulouse, qui sera celui de 2012. Mais une chose est sûre, cela sent toujours la poudre… plus encore !
Car en effet, qualifié pour ses premières phases finales de l'histoire, Montpellier, petit poucet des phases finales débutait à Castres sa formidable aventure qui ne se terminerait qu'au Stade de France face à Toulouse. Juste avant de briller à Marseille contre le Racing-Métro 92, les Héraultais, complètement décomplexés, créaient l'exploit à Pierre Antoine en s'imposant 18-17, face au CO, pourtant invaincu durant la saison sur ses terres.
La défaillance de Teulet
Un exploit retentissant d'une bande de copains qui avait tout à gagner, face à une formation qui avait tout à perdre. Et c'est ce qui se produisit. Alertes, réalistes, les hommes de Fabien Galthié et d'Eric Béchu profitaient de la pression qui pesait sur les épaules de leurs adversaires pour réaliser le gros coup. En effet, sur leur terrain, un an après avoir perdu au même niveau face au voisin toulousain, les Castrais faillirent. L'exemple le plus criant de cette faillite fut évidemment le manque de réussite au pied du buteur maison Teulet, pourtant si adroit dans cet exercice d'ordinaire.
Une saison entière plus tard, les hommes du duo Labit – Travers ont à nouveau l'occasion de franchir enfin ce cap et d'atteindre les demi-finales, face au même adversaire, et toujours à domicile. A domicile, en fait non, ou presque. Car l'évènement étant de taille, et peut-être aussi par superstition, c'est à Ernest Wallon que la rencontre se jouera. Et Romain Teulet, devenu l'homme qui valait trois mille points en franchissant cette barre mythique pour un seul et même club (un record planétaire !), ne devrait certainement pas connaître pareille mésaventure.

Petit avantage psychologique supplémentaire pour le CO qui, à la lutte avec Montpellier pour la quatrième place, synonyme de réception pour cette première rencontre de phase finale, a réalisé le coup parfait. Cinquième avant la dernière journée, et donc dans l'obligation de se déplacer dans l'Hérault par la suite, Castres, en s'imposant sur le fil contre Bayonne (31-29) a profité du revers montpelliérain à Toulouse (13-29) pour coiffer son futur adversaire sur le poteau. Et avec deux succès dans leurs confrontations cette saison (21-16 à Du Manoir et 27-18 à Pierre Antoine), Castres a frappé fort.
Le mental et l'expérience en plus
Méfiance toutefois, car les qualités de Montpellier ne sont plus à prouver. Si le talent et la décomplexion animent les rangs de cette bande de copains, le MHR a ajouté des cordes à son arc, essentielles au plus haut niveau, l'expérience évidemment, mais aussi le mental et la ressource. En effet, dans une saison délicate, le club a fait des merveilles. D'abord après une entame de saison chaotique (11ème après 11 journées) pour réintégrer le wagon des qualifiables au soir de la J16. Ensuite en se soudant encore plus pendant la longue absence d'Eric Béchu pour raison de santé.
Aussi, si le club faisait office de petit Poucet lors de la précédente édition, c'est comme un miraculé qu'il se lance dans ces phases finales 2012. Lorsque l'on connait le parcours des Héraultais l'an passé, avec l'expérience en plus, tous les espoirs sont permis à l'abord de cette dernière ligne droite. Mais pour cela, il faudra déjà s'imposer à Toulouse face à Castres, et une chose est sûre, c'est un remake explosif qui se profile !

Dès le coup d'envoi, vous pourrez suivre le direct live du match ici
Revivez le parcours de Castres ici
Revivez le parcours de Montpellier ici
Les confrontations de la saison en vidéo
Le match retour
Le match aller