Publié le 11/03/2012
Les Bordelo-Béglais n'ont absolument pas à rougir d'une défaite qui aurait tout aussi bien pu être une victoire. Par moment il vaut mieux, pour la confiance, une jolie défaite qu'une vilaine victoire. Neuvièmes avec 37 points, ils sont à 8-10 points du maintien théorique. Ils sont en passe de se maintenir alors que le champion de PRO D2 de l'an passé, lui, est pour le moment reléguable. Les Girondins doivent s'appuyer sur la frustration de Colombes pour finir en trombe et déjà préparer 2012-2013. Les Racingmen, eux ne doivent pas penser que cette victoire valide leur jeu car il leur reste du travail avant de montrer la même densité que Toulouse, Clermont ou Montpellier. Ils ont montré trop de failles défensives et de carences offensives pour avoir des certitudes dans leur rugby. Du travail attend donc les deux formations. Pour, toutes les deux, passer le mois de mai heureuses…
Le Stade Toulousain est une machine ! Malmené à domicile face aux Castrais, il a su garder son sang-froid, et la foi en son jeu pour renverser une situation délicate à la pause : 10-14. Dès l'entame de la seconde période ils ont planté un essai par Census Johnston qui aurait pu faire mal aux Castrais mais ceux-ci ont immédiatement répliqué dans un match qui n'a basculé qu'à dix minutes de la fin avec Florian Fritz (70e) et Gillian Galan (77e) qui concluent la prestation d'une équipe qui, malgré ses 22 demi-finales en 22 ans, ne se satisfait jamais de rien et conservent des ressources de combat, d'abnégation et de performance. Les Castrais récupèrent un point de bonus offensif et restent 5e, qualifiés pour les barrages. Pour le moment ils ne les joueront pas à domicile. Mais cela ne les a pas favorisé l'an passé et les Tarnais aimeraient passer ce cap et se retrouver dans le dernier carré. Les Toulousains, eux, y sont déjà…
Cueillis à froid par un essai de Nagusa à la 3e minute, les Bayonnais n'ont de cesse de subir le jeu montpelliérain. Menés 19-9 à la mi-temps ils terminent au-delà du bonus défensif et de la 12e place synonyme de maintien. Bustos Moyano a fait son travail de buteur et permet au MHR de rester dans le haut du classement avant de se rendre à Castres, un concurrent direct aux phases finales. Pour l'Aviron, la situation reste délicate. Treizièmes et reléguables, ils comptent 4 points de retard sur Biarritz et Perpignan qui les précède au classement. Et les deux équipes sont leurs prochains adversaires ! Autant dire combien les prochains Perpignan-Bayonne et Bayonne-Biarritz s'annoncent sulfureux dans la course au maintien. Tout va se jouer lors des 22e et 23e journées. Deux défaites et les Basques voient les Sang et Or et les Rouge et Blanc s'échapper et se sauver. Dans tous les autres cas, ils conservent un espoir. Maigre certes, mais réel…
L'affaire se corse pour le LOU. Quatorzième avec 8 points de retard sur le premier non-reléguable, Lyon n'a rien pu faire face à la furia parisienne qui, bien que soit-disant « en crise » a planté 4 essais et 40 points aux Lyonnais. Menés 23-6 à la mi-temps, ils voient leurs chances de rester en TOP 14 Orange diminuer nettement. Les réceptions de Biarritz puis Bordeaux s'annoncent comme des rendez-vous à ne pas rater. Pour le Stade Français, succès et bonus offensifs offrent une septième place et la possibilité de se qualifier en barrage. Le Racing est deux points devant, Castres à 4 et les Parisiens reçoivent Agen puis Toulouse. De vrais matchs tests pour qui veut juger vraiment de son niveau. Parce qu'Agen est juste derrière et réalise de très bonnes performances, et parce que Toulouse sera toujours Toulouse. Les joueurs de la capitale ne peuvent pas se permettre de lâcher la course aux phases finales. Ce serait dommage que 120 ans après la première finale entre le Racing et le Stade Français les clubs parisiens ne soient pas présents. Ce serait dommage, mais ce serait le sport…
Les Auvergnats sont implacables ! La machine est bien huilée et sait dérouler son jeu. Au pied d'abord en première mi-temps avec Brock James et 4 pénalités. A la main ensuite avec deux essais en seconde période. Deuxièmes à quatre points de Toulouse, les Clermontois sont bien partis pour s'offrir une nouvelle demi-finale. Et la qualité de leur défense notamment pourrait les envoyer au Stade de France ensuite. Pour une finale contre Toulouse ? On en saliverait presque…Le SUA, lui, garde ses chances pour les phases finales. Huitième, à deux points de cette heureux évènement, il compte 5 points de retard sur les Ciel et Blanc du Racing et restent devancés aussi par le Stade Français, leur prochain adversaire. Ensuite ? Ils jouent Montpellier et Toulon et concluront leur saison 2011-2012 face au Racing à la maison. En duel pour la 6e place ? Rien que d'y penser…
Dos au mur les Biarrots n'ont pas failli face aux Brivistes. La victoire est précieuse et voit s'éloigner un peu plus le spectre de la PRO D2. A trois points de leur adversaire du jour, mais quatre devant celui de la 23e journée, les Biarrots n'ont pas tremblé malgré un score étriqué à la mi-temps, 9 à 6. Mais Dimitri Yachvili est passé par là et le score a pris de l'ampleur rapidement. Un essai de pénalité à la 65e a sonné le glas de Brivistes qui seront à Bayonne le week-end prochain. D'autres Basques en lutte pour le maintien et auxquels il faudra faire attention car ils ne sont qu'à sept points. Une défaite remettrait les Corréziens à portée de fusil et ces derniers vivraient une fin de championnat délicate avec ensuite Toulon, le Racing puis Toulouse à négocier. Que du lourd ! Les Biarrots, eux, ont rendez-vous avec la grande histoire des derbies basques. Ce sera lors de la 23e journée. Entre temps ils recevront Clermont et, en cas de succès, pourront s'ôter de la pression avant le voyage chez le voisin Ciel et Blanc. Sinon…
Le match nul n'arrange personne. Perpignan reste à quatre points de la première place de reléguable (11e) et Toulon perd du terrain sur Clermont et une qualification directe en demi-finale. Au « pire » le RCT recevrait le barrage. Contre le Racing pour le moment dans un match Nord-Sud disputé sur la Côte et dans un vrai brasero…Les Parisiens en auront un aperçu le 24 mars prochain avec un déplacement au stade Felix-Mayol. Il s'agira sans doute de marquer son territoire et son adversaire en vue des échéances printanières. Un gros succès de l'une ou l'autre des équipes et l'ascendant psychologique pourrait être pris. Pour l'USAP, la situation est moins critique que s'ils avaient perdu mais plus périlleuse que s'ils avaient gagné ! La manière cependant a de quoi réjouir car les Catalans ont résisté à la furia toulonnaise. De bon augure avant d'aller à Clermont puis Toulouse, en ayant reçu Bayonne entre deux…
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