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Pierre-Gilles Lakafia (Albi) : « Nous avions à cœur de rivaliser »

Publié le 09/03/2010

Actuellement lanterne rouge, mais pas mathématiquement condamné, la fin de saison du SCA ne s'annonce pas sous les meilleures auspices ?

Nous sommes conscients du classement et du fait que mathématiquement ce n'est pas fait, mais c'est tout de même très mal engagé ! Mais plutôt que de penser à ces matchs qui nous attendent, nous nous concentrons sur celui qui arrive, là c'est Bourgoin, et nous préparons pour rivaliser. C'est toujours difficile, d'autant que par rapport à l'année dernière, c'est diamétralement opposé. Nous jouions le haut de tableau et ça nous réussissait… là c'est l'inverse. Il y a forcément des gros coups de blues, mais nous n'implosons pas, nous restons soudés et nous essayons de bien figurer pour cette fin de parcours.

A quoi tient ce parcours du SCA ?

C'est particulier. Je disais que nous ne nous préparions sur le prochain match, et c'est vrai, mais nous avons tout de même fait un bilan avec les coachs pour comprendre certaines choses… comment nous avons pris des valises à Biarritz ou à Bayonne… comment nous avons réussit à accrocher Toulouse et Paris… Je pense que cette saison a été un tournant pour le SCA. Nous avons compris qu'il fallait changer les méthodes de travail, les structures. Certaines choses doivent changer pour que le club puisse rivaliser en première division.

Pensiez-vous vivre une saison aussi difficile ?

Non. Nous étions la première équipe à retrouver la première division, une seule saison après l'avoir quitté, alors nous montions évidemment pour faire un coup, nous avions à cœur de rivaliser. Il était hors de question de faire de complexes, même s'il y a toujours deux ou trois grosses équipes face auxquelles il est toujours compliquer de réussir. Au final, hormis quelques matchs où nous perdons largement, nous avons souvent accroché nos adversaires, ça s'est souvent joué à pas grand-chose.

Personnellement, vous avez réalisé une saison prometteuse… qu'est-ce que cela vous inspire ?

J'ai ressenti cela comme une chance de jouer en TOP 14. Il y a deux saisons, j'étais à Grenoble où je ne jouais pas un match de PRO D2… j'arrive à Albi, je joue quasiment toute la saison, on mont e en TOP 14 et je joue régulièrement… c'est un privilège ! Après, mes performances ce n'est pas à moi d'en parler.

Au Stade Toulousain peut-être qui vous a recruté ?

(Rires) Oui en effet. J'ai eu quelques contacts au cours de la saison, et j'avoue que je me posais des questions sur mon avenir. Et Toulouse arrive. Au début je n'y croyais pas. Ils m'ont rappelé, et oui, c'était bien Guy Novès au bout du fil. Il m'a expliqué les raisons de leur intérêt, leur projet, et c'était très intéressant. J'en ai discuté avec mon coach, et nous sommes tombés d'accord sur le fait que le Stade Toulousain était le meilleur choix pour poursuivre ma progression. Par contre je ne me projette pas. J'ai mis Toulouse dans un coin de ma tête, mais aujourd'hui, je suis à Albi et nous avons une saison à terminer. D'ici là, je dois rendre au club, au coach et à mes coéquipiers, toute la confiance qu'ils m'ont donné.

Que peut-on vous souhaiter ?

Que ça dure (rires) ! Jouer au rugby est un vrai bonheur, mais ça peut s'arrêter très vite. A moi de continuer à travailler pour rester à ce niveau.

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