Publié le 01/09/2011

Depuis le temps que vous attendiez la montée, c'est fait vous avez touché le TOP 14 Orange du bout des doigts. Quel est votre état d'esprit ?
On a eu pas mal de temps pour se demander où on en était ! On naviguait à vue, et nous avions hâte de nous confronter à l'un des ténors du championnat pour enfin avoir des réponses. On a eu pas mal de pression, quelques réponses positives, mais nous savons aussi le travail qu'il nous reste à faire. Il n'y a pas de temps à perdre, car dès dimanche, c'est une autre montagne du rugby français qui vient à Lyon, et tous les week-end seront compliqués.
D'un point de vue extra sportif. Même si vous avez connu de tels moments par le passé, comment avez-vous vécu ce moment, qui plus est dans un lieu mythique du rugby français, le stade Michelin, face à l'un des ténors du championnat ?
Cela faisait 5 ans que je n'étais pas venu jouer à Michelin, et entre ces deux matchs, l'évolution est impressionnante. A l'époque, le stade n'était pas fermé, là ça donne une véritable impression de chaudron et avec un tel public ca fait du bruit. Mais ce n'est pas le seul changement. L'ASM a parfaitement négocié le virage du professionnalisme, rien n'est laissé au hasard, c'est impressionnant.
Et vos coéquipiers qui découvraient l'élite ?
Ils ont vécu des moments impressionnants vendredi dernier, et ce, même si on savait depuis longtemps qu'on ouvrirait notre saison là-bas. Ils voyaient ce stade et ces joueurs à la télé, et rêvait de le vivre à leur tour, du coup ils se sont mis de la pression. Mais l'avantage à Lyon est que nous pouvons compter sur des joueurs d'expérience. Que ce soit les français ou les anglo-saxons, tous ont trouvé les mots pour rendre ce moment « réel », en disant notamment qu'en face, il y avait 15 mecs, comme nous.
D'un point de vue sportif, quel analyse tirez-vous ?
Que c'est très compliqué, et que nous allons devoir travailler dur. Nous avons vu que dans la densité et le défi physique, nous avions des arguments, nous avons répondu présent, mais cela n'a pas suffit. En conquête, et notamment en touche, il n'y a pas eu photo. Nous savons désormais le travail qu'il nous reste faire.
Comme vous l'avez dit, c'est un autre test énorme qui vous attend dimanche avec la venue du Stade Toulousain, qui plus est à Gerland, un stade que Toulouse connaît même presque mieux que vous…
(Rires) Oui, en effet, ils ont joué quelques matchs là bas, nous un seul (NDLR : pour la venue de Grenoble l'an passé en PRO D2 lors de la 6ème journée. Victoire de Lyon 39-20). Mais on essaie d'occulter le fait que ce soit à Gerland. Que ce soit dans ce stade, à Vuillermet ou au Stade de France, le fait de recevoir Toulouse le dépasse.
Que représente Toulouse pour vous ?
Quels que soient les joueurs qui foulent la pelouse avec ce maillot, le club fait honneur à son standing, c'est le must du rugby en France. Il ne faudra pas les regarde jouer, sinon nous serons extrêmement déçus à la fin du match. Il faudra le jouer avec envie, essayer d'appliquer ce que nous travaillons depuis des semaines, ce que nous ne sommes pas parvenus à faire à Clermont, et peut-être que nous nous donnerons les moyens de gagner. Ce sera dur, mais il faut se le dire, sinon ce n'est pas la peine de rentrer sur le terrain. Il ne faut pas se voiler la face, notre objectif est le maintien. Nous savons que ce sera compliqué, mais il faut y croire, et profiter de rencontrer les gros morceaux pendant la Coupe du Monde, sans leurs internationaux, c'est là que nous avons le plus de chances de les battre.
Vous parlez de maintien… le LOU n'a pas une autre petite idée derrière la tête ?
C'est toujours pareil, si on peut gratter autre chose, on ne s'en privera pas. Mais aujourd'hui, notre objectif unique est le maintien. On ne doit pas s'en écarter en se donnant des objectifs inaccessibles. On a des moyens, des certitudes, mais il y aussi de nombreux joueurs à intégrer, ceux qui sont resté n'ont pas tous connu la première division, une montée à digérer… il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte pour que la mayonnaise prenne, alors restons humbles, réalistes. On ne sait pas comment vont se goupiller les choses, mais s'il est possible de viser plus haut dans quelques mois, on verra à ce moment là.
Les vôtres ?
Je suis arrivé au LOU pour faire monter le club, cela devait prendre 2 ans, ça en a pris 5 ! Il y eu des beaux moments comme le titre de la saison passée, mais aussi des moments galères. Alors revenir en première division est une véritable renaissance pour moi ! J'espère apporter le maximum pour permettre au LOU de rester dans l'élite, et prendre le maximum de plaisir.