Publié le 16/12/2010

-Trois victoires consécutives en championnat, grâce auxquelles vous êtes sortis de la zone rouge, un beau succès en Italie qui vous replace dans la course à la qualification… peut-on dire que la saison du SUA est enfin lancée ?
Oui, ces victoires nous ont fait beaucoup de bien pour remonter au classement et surtout sortir de la zone rouge. En accumulant ces victoires, nous gagnons de la confiance. C'est un vrai plus pour le groupe, qui a aujourd'hui un autre état d'esprit, plus positif. Au départ, ce Challenge n'était pas un objectif. En étant promu, il est obligatoirement nécessaire de mettre l'accent sur le championnat, mais c'est un excellent moyen de nous retrouver et d'engranger de la confiance.
-Le match à Rovigo avait tout du match piège, et il a été parfaitement géré, comment l'avez-vous abordé ?
Il faut être franc, cette équipe italienne est tout de même beaucoup plus faible que celles que l'on peut affronter tous les week-ends en TOP 14 Orange. Et en plus nous n'avons pas été extraordinaires. L'essentiel a été fait, mais si on n'est pas à la recherche de l'excellence, on n'avance pas, on ne peut pas se satisfaire du minimum. Alors on a certes pris le bonus offensif, mais ça n'a rien d'exceptionnel.
-Du coup, une victoire, qui plus est bonifiée, est attendue pour le match retour à Armandie. Est-ce l'objectif ?
Bien sûr, mais il ne faudra pas tomber dans un faux rythme, ou dans celui de l'adversaire, ce serait une erreur. Il faudra être sérieux, préparer la rencontre comme nous préparons toutes les autres et faire ce qu'il faut. Nous n'avons pas le droit de nous louper contre eux, car, nous avons déjà la tête au match contre Toulouse à la fin du mois, et si nous ratons ce match, ce sera compliqué d'aborder le suivant.
-Jean-Luc Sadourny dit que le SUA a une longueur d'avance en vue de la qualification, est-ce également votre avis ?
Avec la double confrontation face aux Italiens, il est vrai que nous pouvons faire un coup, mais dire que la qualification nous tend les bras derrière, non. Il faudra d'abord battre La Rochelle, même si c'est à la maison, et ensuite aller faire un coup à Gloucester, et ce sera très dur. Ce serait bien de passer, mais nous n'en parlons pas, l'objectif reste avant tout le championnat, à commencer par la réception de Toulouse fin décembre.
-Quel est alors l'objectif de ce Challenge côté agenais ?
Nous sommes des compétiteurs, nous avons donc envie de gagner tous les matchs. Mais, même si une qualification offrirait un plateau élevé, d'autant que certains clubs de HCUP seront reversés en Challenge, je trouve plus excitant de disputer des matchs de championnat, le niveau est pour moi très relevé.
-C'est donc un moyen de se recentrer sur le championnat, fin 2010 face à Toulouse comme l'avez indiqué, mais également pour début 2011 contre Bayonne et Biarritz ?
Tout à fait. Ces matchs doivent être un tremplin pour le championnat. Ce n'est jamais simple pour nous, car en tant que promu, toutes les rencontres sont compliquées. Il faut se donner à fond à chaque match, et si le Challenge peut nous aider à nous y préparer, c'est parfait.