Publié le 11/01/2011

Avant le match face à Paris, Toulouse ne s'était incliné qu'une fois lors de ses 13 derniers matchs… la raison à un Stade Toulousain trop confiant, un Stade Français trop fort, la HCUP qui hantait tous les esprits ?
La faute à un Stade toulousain moins fort que Paris. Les Parisiens ont mieux joué que lors de nos dernières confrontations, même mieux que lors de leurs derniers matchs, le score et la victoire ne souffrent d'aucunes critiques. Ils ont été plus forts en conquête, sur les impacts, ils nous ont posé beaucoup de problèmes, et petit à petit, ont prit le dessus sur nous. On peut après se poser la question, qu'elle aurait été l'issue du match si nous n'avions pas encaissé autant de points en début de match…
Qu'est-ce que vous vous êtes dit à l'issue de ce match ?
Nous avons analysé notre match, cherché à voir ce qui n'avait pas fonctionné et tenté de trouver des solutions. Il est clair que nous aurions préféré rester sur la dynamique qui était la notre ces derniers mois, mais cela dit, il n'ya pas péril en la demeure, nous sommes encore premiers, à nous de faire le nécessaire pour le rester, mais d'abord de relever la tête en Coup d'Europe.
En effet, Leader du championnat, vous l'êtes également en HCUP. Comment abordez-vous cette dernière ligne droite ?
Le groupe a été vexé par cette défaite au Stade de France, et tout le monde a vraiment à cœur de redresser la barre. Nous avons montré notre véritable valeur sur les matchs précédents, et nous allons tout faire pour le montrer à nouveau.
Si tout se déroule comme prévu, c'est un quart de finale à domicile que vous allez disputer aux Anglais des Wasps à Londres lors de la dernière journée. Y pensez-vous ou n'avez-vous la tête tournée que vers les seuls Gallois de Newport ?
Nous aimons bien prendre les choses dans l'ordre, donc nous avons pour le moment la tête tournée vers Newport. Mais on sait depuis le début de la campagne Européenne qu'en l'emportant d'une courte tête à la maison contre les Wasps, nous nous mettions une épine dans le pied car nous devrions aller chercher la première place à Londres lors de la dernière journée. A cela sont venues s'ajouter des prestations qui nous ont laissé sur notre faim, car nous n'avons pas su prendre le bonus offensif à Newport et à Glasgow, ce qui nous aurait retiré un peu de pression pour la suite du parcours.
Newport se dresse justement face à vous ce week-end. Comment abordez-vous cette rencontre, sur quoi pensez-vous que cela peut se jouer ?
Quand nous avons joué là bas, nous avons gagné en marquant 40 points, mais tout s'est décanté en deuxième période. Lors de la première, c'était très compliqué, très accroché, et je crois que nous virons en tête de peu à la pause, sans marquer d'essai, seulement des pénalités. Donc nous serons très méfiants. C'est une équipe très accrocheuse, rugueuse devant, mais aussi joueuse derrière. Ils vont jouer leur va tout, et essayer de se faire plaisir en nous mettant en difficulté. Nous avons connu une situation similaire il y a deux ans, face à Glasgow, qui nous avait battu à la maison lors de la cinquième journée (NDLR : victoire des écossais 33-26), ce qui nous avait envoyé disputer notre quart de finale à Cardiff, et nous avions perdu (NDLR : victoire des Gallois 9-6). A nous de ne pas reproduire les mêmes erreurs.
Comment sentez-vous la suite de cette compétition, où les gros morceaux sont certes au rendez-vous, mais où cela semble très ouvert ?
La Coupe d'Europe est toujours plus ou moins ouverte. L'essentiel est de se qualifier, avec une préférence pour disputer un quart à domicile, mais surtout de disputer ces quarts. Après, pour les formations qualifiées, le but est de franchir les étapes, que ce soit à la maison ou chez l'adversaire, tout le monde veut aller au bout. La finale est tellement moins et tellement proche que tout est possible. C'est très excitant et donc très disputé, mais on y retrouve souvent les mêmes formations : le Munster, le Leinster, Leicester, Toulouse, Biarritz.
Il y aura peut-être d'autres clubs français ?
Oui c'est ce que l'on peut souhaiter. Le souci est qu'il reste deux matchs à disputer, et c'est tellement serré, qu'une défaite peut éliminer tout le monde, soit dans la course à la première place, soit dans celle de meilleur deuxième. Pour le rugby français, l'idéal serait d'avoir le maximum de clubs du TOP 14 Orange en quarts, et en avoir deux serait superbe… avec le Stade Toulousain bien sur (rires).
| Matchs | Titulaire | Points | Poste |
|---|---|---|---|
| 14 | 12 | 5 | 7 |
| Détails des matchs joués | |||
|---|---|---|---|
| TOP 14 | 14 | Essais | 1 |
| Titulaire | 12 | Trans. | 0 |
| Remplacant | 2 | Pénalités | 0 |
| Entrée en jeu | 2 / 2 | Drops | 0 |
| Poste le + joué | 7 | Carton J | 0 |
| 2ème poste | 6 | Carton R | 0 |