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Eric Béchu, l'autre sorcier du MHR

Eric Béchu, l'autre sorcier du MHR

Publié le 08/09/2010


Eric Béchu, Fabien Galthié et Didier Bes, trio gagnant de Montpellier.

Etes-vous surpris du début de saison du MHR ?

Surpris…Oui, quelque part. On avait un calendrier très difficile, puisque lors des six premiers matchs, nous avons affronté le vice-champion d'Europe, ainsi que 4 des 6 barragistes de la saison passée ! Et nous en recevons un autre, Castres, ce samedi.
Mais il faut dire que l'équipe avait gagné 13 matchs l'an passé, et il lui a surtout manqué des points de bonus, défensifs comme offensifs, pour jouer la qualification en barrages. Ce groupe a déjà un vécu.

Comment se passe la cohabitation avec Fabien Galthié ? Comment vous répartissez-vous les tâches ?

Je faisais le café, il débarrassait la table (rires) ! Enfin, plus maintenant, il vole de ses propres ailes depuis qu'il a trouvé un appartement. Plus sérieusement, tout se passe bien, il n'y a eu aucun accroc entre nous jusque-là. Lui a tendance de s'occuper un peu plus des trois-quarts, et moi des avants.

Il vous a décrit en interview comme étant son « mentor ». Flatté ?

Pas du tout. Je n'ai été que son éducateur en cadets, depuis il a mené sa carrière sans moi. Ce qu'il a accompli dans sa carrière, en tant que joueur et en tant qu'entraineur, Fabien ne le doit à personne.

Rempiler ailleurs de suite après Albi, c'était une volonté de votre part ou le fruit du hasard ?

Pour tout vous dire, c'était plus le fruit du hasard. J'ai quitté Albi parce que je le désirais. J'avais envie de couper un peu. Un mois après avoir quitté le SCA, les premiers contacts se sont noués avec Montpellier. Le projet m'a plu, donc j'ai dit oui. Mais à la base, je voulais prendre une année sabbatique.

Est-ce qu'Albi vous manque ?

Il y a toujours un pincement, bien sûr. J'ai passé onze ans à Albi, alors forcément, ça a été difficile de partir. Mais je pense sincèrement qu'il était temps de voir autre chose. Je n'ai pas trop envie de revenir sur les conditions de mon départ, mais ce qui est sûr, c'est que j'ai connu beaucoup de joies et de succès à Albi. Nous sommes passés de la Fédérale 1 au TOP 14 Orange, avant de redescendre administrativement et de remonter dans la foulée. La saison passée a finalement été mon premier échec avec Albi. Autrement, je n'y ai connu que des bonheurs sportifs.

Avez-vous changé, à la fois humainement et en tant qu'entraineur, en changeant de club ?

Forcément un peu au niveau de mes méthodes de travail ; je suis dans un autre club, avec d'autres joueurs, un autre staff. On partage nos connaissances, et c'est très enrichissant. Rester des années dans un même club comme je l'ai fait à Albi, ça incite inconsciemment à rester sur ses certitudes. Après, humainement parlant, je pense que le départ d'Albi m'a fait gagner en lucidité, je dirais.

Le MHR a-t-il changé d'ambitions après 5 premières journées réussies ?

Non, on reste toujours sur les mêmes objectifs : essayer de faire mieux que ce que l'on devrait normalement faire. Beaucoup de gens voient Montpellier dans le ventre mou du classement, l'objectif est donc de faire mieux. C'est ce même principe que j'ai appliqué à Albi, et je n'en change pas puisqu'il a plutôt bien marché…

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