Publié le 14/05/2011
Eric Béchu, entraîneur de Montpellier
« C'est un match qu'ils sont allé chercher au fond d'eux même, et elle leur appartient. C'est une joie immense ! Après la victoire sur Toulon et la qualification, nous avions un peu peur que tout retombe un peu, et le lundi, nous avons pris les joueurs à part et on leur a demandé s'ils voulaient faire des grillades toute la semaine, et qui avait une plancha. Ils nous ont dit que ça ne leur suffisait pas et qu'ils voulaient travailler. Nous avons travaillé, et aujourd'hui nous sommes en demi-finale. Je pense que nous allons leur donner deux ou trois jours de repos et se retrouver jeudi pour travailler en vue du match contre le Racing-Métro 92. Il est important qu'ils bénéficient de cette coupure pour se retrouver et retrouver de l'appétit ».
Laurent Labit, entraîneur de Castres
« On a roupillé et ce n'est pas habituel pour nous. Il y a eu trop d'indiscipline. On a la chance de commencer de manière idéale avec l'essai d'Ibrahim, et petit à petit on tombe dans l'indiscipline et on maintien Montpellier dans le match. On est sanctionnés six fois, dont deux fois pour avoir tapé le ballon dans les mains du neuf et trois pour être entrés sur le côté, toujours sur des ballons où il n'y avait pas de danger. Ce n'est pas normal. Le scénario explique bien cette situation, on perd en marquant deux essais, on offre six pénalités aux montpelliérains, tout est là. »
François Trinh- Duc, ouvreur de Montpellier
« Je n'ai pas de mots pour expliquer ça, j'ai déjà tout dit la semaine dernière ! C'est indescriptible. Dans le vestiaire on aurait dit une équipe de cadet… C'est une saison extraordinaire. L'année dernière nous jouions le maintien, aujourd'hui nous allons disputer une demi-finale, nous n'avons pas de pression et nous avons beaucoup d'appétit. »
Matthias Rolland, deuxième ligne de Castres
« Il y a eu trop d'imprécisions en conquête et sur la discipline. Nous aurions du nous mettre à l'abri beaucoup plus tôt. On apprend encore ce qu'est un match éliminatoire, même si nous avions qu'en le disputant à domicile nous aurions encore plus de pression. Il faudra se servir de ce match pour grandir, car nous avons une équipe encore jeune et du chemin à faire. Mais tout cela ne retire rien à la victoire des montpelliérains… »
Fulgence Ouedraogo, troisième ligne et capitaine de Montpellier.
« On plane ! C'est un très grand bonheur, car c'est merveilleux d'aller jouer une demi-finale à Marseille. On savait le challenge de taille, il fallait faire un exploit dans un stade où Castres n'a pas perdu cette saison, nous l'avons fait. Je suis très fier de cette équipe. On n a pas été très propres sur tout ce que nous avons fait, mais nous n'avons jamais rien lâché. Maintenant, il ne faut aller trop vite. Nous devons être dignes de cette demi-finale. D'habitude je les regardai de mon canapé, là nous allons les jouer. Ilk n'y aura pas plus de pression, simplement plus de bonheur.