Publié le 13/05/2011

Le Biarritz olympique avait parfaitement préparé ce match de Barrage à Clermont. En montant rapidement à la limite du hors-jeu, en ralentissant au maximum les sorties de balles, en coupant les extérieurs, les Basques ont bien failli réaliser l'exploit de battre Clermont invaincu depuis 18 mois au stade Marcel-Michelin. Mais l'Auvergnat est patient et sa générosité dans le combat a payé après la 50e minute lorsque le dur combat physique des Basques a commencé à montrer des signes de fatigue. Les deux équipes, qui finissaient bien leur saison 2010-2011 ont offert un vrai combat des chefs et, à la fin du match, les corps restaient meurtris bien après un engagement intense. « On les a eu à l'usure, avouait Alexandre Lapandry dans un soupir de fatigue. L'équipe a fait montre de caractère mais il faut rester humbles car le combat a été âpre. »
Pour Morgan Parra, ce le plus important est que « l'équipe a été capable de tenir et de revenir. Les Biarrots nous attendaient sur les extérieurs mais on a tenu le coup ». Vern Cotter, l'entraîneur Jaune et Bleu avouait que la stratégie de Biarritz « était bonne. » « Ils voulaient nous empêcher d'enchaîner. On a du revenir à un schéma plus simple ». Alors, à la mi-temps, voyant son équipe menée 6-17 et incapable de franchir un mur basque intraitable, il a décidé de « jouer plus directement. Il fallait les user, se montrer plus agressif et les fatiguer ». A la 56e minute, le match bascule après un carton jaune contre Ian Balshaw et Clermont marque à son tour un essai opportuniste (James, 57e) répondant aux deux du même calibre de la charnière du BO (30e, 38e).
Mettant la main sur le ballon, ne jouant quasi exclusivement que dans le camp de Biarritz, Clermont a mis du temps avant de trouver une faille, une faiblesse face à une équipe jamais prise eu dépourvu dans le placement. Et si on peu regretter les deux essais manqués par Clermont, et notamment le 2 contre un « vendangé » de Lauaki en début de match qui aurait évité à l'ASM de courir derrière le score si longtemps, les locaux ne retiennent que le résultat. « Qu'on est bien ou mal joué peu importe si la victoire est au bout, expliquait Julien Malzieu auteur du dernier essai clermontois (75e). » Mais le capitaine Thibaut Privat restait, lui, réaliste : « On a joué avec le feu quand même ! Si on fait la même chose contre Toulouse, ça ne passera pas. »
En attendant de se frotter à la bande à Guy Novès, les Clermontois ont 15 jours pour se reposer de ce match d'une grande dureté. « Ah oui, ça c'est bien parce que tous les joueurs sont fatigués. Et moi, ça reposera mon cœur », lâchait Vern Cotter le visage aussi rouge que s'il avait été physiquement dans la mêlée, au milieu de ce qu'il appelle son « clan : les joueurs et tout le peuple clermontois ». Côté Biarrot, le 21-0 encaissé en seconde période laissait un goût amer : « On a fait trop de fautes et on a été privés de ballons, expliquait, réaliste, Sylvain Marconnet. On s'est trop exposés en seconde mi-temps. Au lieu de se mettre à l'abri on a subit ». Après 4 ans de disette, le BO est revenu dans la dernière phase du TOP 14 Orange. Les défaites sont là pour enrichir…