Tous les sites LNR
Billetterie

Amlin Challenge Cup / finale : froid réalisme anglais

Amlin Challenge Cup / finale : froid réalisme anglais

Publié le 20/05/2011

JPEG - 62.9 ko
Nick Evans et les Harlequins on su faire le dos rond pour s'imposer face à Paris en finale de l'Amlin Challenge Cup

Dans la pure tradition anglaise, les Harlequins ont fait preuve d'un froid réalisme pour signer une victoire précieuse, 19-18, les faisant entrer dans l'histoire de cette compétition mais les propulsant surtout en HCup la saison prochaine. Un réalisme qui leur permit sur une seule action de faire pencher la balance en leur faveur. Un réalisme qui faisait basculer la rencontre sur un petit rien… une issue qui était envisageable à l'issue du premier acte, pas après l'entame de deuxième période des Stadistes. Mais prenons les choses dans l'ordre.




Lors de la première période, les Anglais faisait en effet la course en tête, mais dans une rencontre extrêmement équilibrée. Que ce soit en touche ou en mêlée, aucune des deux formations ne parvenait à prendre d'ascendant définitif sur l'autre. Sur les franchissements, si les Quins avaient un léger avantage, les deux formations ne réussissaient pas à concrétiser leurs actions. La différence se faisait sur la discipline, où les français un peu plus sanctionnés, permettaient à Evans de donner trois longueurs d'avance aux londoniens, 9-6, malgré un Lionel Beauxis de gala, auteur d'un coup de pied de 50 mètres.




Le show Bastareaud




En revanche l'entame pied plancher des parisiens lors de la deuxième période ne laissait plus aucuns doute. Place au show Bastareraud. Premier acte, 42ème. Servit à hauteur des 40 mètres anglais, il prenait le centre du terrain et de la défense adverse, pour fixer deux adversaires, passer les bras et servir Boussès dans l'intervalle pour envoyer son centre à l'essai. Refusé par Monsieur Clancy pour un en-avant dans la transmission.




Deuxième acte, 44ème. Sur un contre d'Arias, le centre parisien poursuivait pour porter le danger dans les 22 mètres adverses. S'en suivait un siège en règle de la ligne d'en-but des Harlequins, se soldant par trois nouveaux points de Beauxis pour revenir à égalité 9-9. Troisième acte, 50ème. Sur une nouvelle offensive et plus de 10 temps de jeu à pilonner la défense britannique, l'ancien Massicois claquait le drop pour donner trois longueurs d'avance à Paris, 12-9.




En tête après seulement 10 minutes de jeu, la période de gestion pouvait débuter. Et elle fut parfaitement maîtrisée. En effet, avec une pénalité de Beauxis et un drop de Rodriguez, contre un coup de pied d'Evans, le Stade Français filait vers le terme de la rencontre avec six longueurs d'avance et une belle sérénité malgré plusieurs occasions pas concrétisées…




Une action suffit




… une aubaine pour les Harlequins qui firent alors preuve de ce fameux et froid réalisme à l'anglaise. A la suite d'une grosse séquence anglaise, Danny Care, perçant plein champ sur les 30 mètres parisiens, délivrait un coup de pied à suivre dans l'en-but, que Camacho allait aplatir en coin. 19-18. Tremblant quelques minutes plus tôt sur un coup de pied largement à sa portée, l'ouvreur néo-Zélandais Evans faisait preuve d'une superbe maitrise pour passer 2 points supplémentaires et offrir le titre aux Harlequins.




Le dernier baroud d'honneur des Parisiens ne changeait rien à la donne, les Harlequins remportaient leur troisième titre dans la compétition et entraient dans l'histoire de la compétition. Ils sauvaient ainsi leur saison en remportant un précieux trophée, surtout synonyme de qualification à la HCup pour la saison prochaine. Si cette défaite fait mal aux Parisiens, elle ne doit pas masquer les belles qualités démontrées ce vendredi soir. Des qualités sur lesquelles il faudra s'appuyer la saison prochaine pour faire mieux.




Pour ce qui est de la grande Coupe d'Europe, c'est bel et bien fini. En effet, s'il restait une chance aux Stadistes d'y participer, elle était dépendante de la prestation de Northampton face au Leinster. Si, présents dans les tribunes du Millenium de Cardiff, les Parisiens y ont fermement cru durant 40 minutes, l'irrésistible deuxième période des Irlandais a définitivement mis un terme aux espoirs de Mickael Cheicka et de ses hommes.

..